éditions Agone

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Tout le reste est littérature

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vendredi 10 avril 2020

Shakespeare in blog (X) La nature du projet

Comme un traducteur qui s’est donné les moyens de prendre tout son temps (il faut bien dire que lorsqu’on traduit les Sonnets de Shakespeare, déjà traduits, ne serait-ce qu’en français, au moins une quinzaine de fois, c’est la moindre des choses), regardant plus souvent que lisant, Pascal Poyet continue d’avancer sa traduction, rarement plus de deux pas en avant, un en arrière, revenant même parfois plus loin en arrière pour être vraiment sûr du pas accompli. Il ne recule pas – puisqu’il a déjà touché le sonnet 152 (sur 154). À le voir faire, l’image qui me vient maintenant est celle du grimpeur qui prépare sa voie en solo (sans assurance), qui doit repérer puis apprendre toutes les prises, pour être sûr qu’en partant de là il arrivera bien là en passant par ici et ici. Le grimpeur qui s’est trompé peut perdre la vie. Certes, on n’a jamais vu de traducteur s’étant trompé arrivé à cette extrémité. Et pourtant…

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lundi 6 avril 2020

Épatantes dignités

Longtemps deux écoles s’affrontèrent, non sans animosité. Il y avait ceux qui préféraient Hammett, il y avait ceux qui préféraient Chandler. Irréductible. Mais avant ?…

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dimanche 29 mars 2020

Soixante-dix ans après Orwell (X) Éloges buccoliques

Un lecteur me reproche d’être « négatif » et « toujours en train de critiquer ». Le fait est que nous vivons à une époque où les raisons de se réjouir ne sont pas nombreuses. Pourtant, j’aime faire des éloges quand il y a quelque chose à louer.

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dimanche 15 mars 2020

Soixante-dix ans après Orwell (VIII) En défense d’Anatole France et de Jack London

Il y a deux semaines, Tribune a publié un article pour le centenaire de Gerard Manley Hopkins, mais c’est seulement un peu plus tard que je suis tombé par hasard sur le numéro d’avril d’American Nation qui m’a rappelé que l’année 1944 est également celle du centenaire de la naissance d’un écrivain bien plus célèbre : Anatole France.

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lundi 9 mars 2020

Shakespeare in blog (IX) La place vacante

En ne faisant, lors d’une précédente exposition, que « regarder » le sonnet 77, en retardant le moment de le lire, j’avais le projet de vous en reparler. Il s’agissait d’en parler une première fois en allant d’un endroit à un autre du texte que je choisissais des yeux, comme je le fais toujours pour préparer ces expositions, tout en me gardant de le lire « pour de bon », ce que je pensais faire lors d’une seconde exposition : celle-ci.

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mercredi 4 mars 2020

Mary I & II

Le nom de Mary Wollstonecraft n’est pas précisément de ceux qui suscitent illico des frémissements de mémoire. Alors que celui de Mary Shelley évoque immédiatement des ciels d’orage, des passions folles et des monstres couturés rôdant au bord d’un lac. Ah, les charmes sentimentaux de la vision romantique versant petite-bourgeoisie… Les deux Mary sont mère et fille, et également saisissantes.

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dimanche 1 mars 2020

Soixante-dix ans après Orwell (VI) Tolstoï, Dickens, Joyce et les nazis

Lisant aussi simultanément que possible La Vie de Tolstoï de Mr Derrick Leon, le livre de Miss Gladys Storey sur Dickens, celui de Harry Levin sur James Joyce et l’autobiographie (encore inédite dans ce pays) du peintre surréaliste Salvador Dali, j’ai été frappé avec plus de force encore que d’habitude de l’avantage que retire un artiste d’être né dans une société relativement saine.

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dimanche 16 février 2020

Soixante-dix ans après Orwell (IV) Grandeur et petitesses de la poésie

Un lecteur nous écrit pour prendre la défense d’Ezra Pound, le poète américain qui, quelques années avant la guerre, a fait allégeance à Mussolini et est devenu un fervent propagandiste sur les ondes de la radio romaine. En substance, notre correspondant nous dit que (a) Pound ne s’est pas vendu seulement pour l’argent, et que (b) quand on tient un vrai poète, on peut se permettre d’ignorer ses opinions politiques…

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mercredi 29 janvier 2020

Mr Conan Doyle

À Londres, dans le dernier quart du XIXe siècle, on comptait 90 000 arrestations en moyenne par an, deux cents cas de morts violentes, plus d’une centaine de corps repêchés dans la Tamise. La misère était considérable, à la mesure des triomphes de l’Empire.

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dimanche 26 janvier 2020

Soixante-dix ans après Orwell (I) Dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre (4)

Parmi les nombreux clichés qui brouillent l’image d’Orwell en France – empêchant qu’au-delà des hommages rituels à l’icône il soit lu pour ce qu’il est, l’un des plus importants penseurs et écrivains politiques du XXe siècle, et reconnu comme l’un des siens par sa propre famille politique, la gauche radicale –, il y en a deux dont les chroniques « À ma guise » pourrait aider à nous défaire.

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