éditions Agone

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samedi 14 novembre 2020

Petit dictionnaire des idées reçues sur la raison

En marge de son travail sur la « Clinique de la Raison », Pascal Engel en donne ici une version satirique dans la tradition du bêtisier de « Bouvard et Pécuchet ».

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mercredi 4 novembre 2020

La peur de l’argument

L’idée que la philosophie doive donner des arguments et soit, par excellence, la discipline qui en fournit va-t-elle de soi ?

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mardi 27 octobre 2020

L’insoutenable légèreté du savoir

Dans son Manuel rationaliste de survie paru le 22 octobre dernier, Pascal Engel propose une palette d’outils pour résister aux assauts du Parti de l’anti-raison. Voici le premier galop qu’il avait donné à la critique de la « conception light du savoir » promue par le philosophe Michel Serres.

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jeudi 22 octobre 2020

Introduction à la survie rationaliste

Dans son Éloge historique de la raison, Voltaire met en scène la Raison et la Vérité sa fille parcourant l’Europe, d’où elles avaient jadis été chassées, et arrivant en France, où elles ne trouvent à « dire que du bien du temps présent ». C’est supposé se passer vers 1775. La mère et la fille ne manquent cependant pas de noter que, si les orages revenaient, elles auraient à retourner dans leur puits. Le moins qu’on puisse dire est qu’au cours du XXe siècle notamment elles ont eu à y retourner, et même qu’on les a sommées de le faire définitivement. Il n’est pas sûr que, si elle revenait aujourd’hui, la Raison ne trouverait à dire que du bien. Le pire est que, si elle revenait avec sa fille, il n’est même pas sûr qu’on les reconnaisse tant on les a affublées d’oripeaux propres à les rendre haïssables et méconnaissables.

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dimanche 18 octobre 2020

Soixante-dix ans après Orwell (XXXIV) Pourquoi la démocratie ne peut se passer de la vérité

Les liens entre démocratie et vérité semblent rompus depuis longtemps. C’est bien pourquoi des auteurs comme George Orwell et Bertrand Russell, auxquels on peut joindre Julien Benda, ont souvent un air bien désuet. Dans ses Essais sceptiques, Russell parlait ironiquement de la « doctrine subversive » selon laquelle il n’est pas souhaitable de croire une proposition quand on n’a aucune raison que ce soit de supposer qu’elle soit vraie. Il semble aujourd’hui que notre conception courante de la démocratie soit plus sensible aux penseurs qui proposent carrément de nous débarrasser de la notion même de « vérité ». Invoquer la vérité semble à bon nombre de démocrates de nos jours une simple manière de la nier, tant on est convaincu que c’est là une forme de dogmatisme intolérable.

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mercredi 14 octobre 2020

Le relativisme qui fait pschitt (3)

N’assistons-nous pas à un triomphe du relativisme, dans la mesure où la relativité de presque tout (science, art, morale) à un contexte – linguistique, historique, géographique, culturel, etc. – semble une banalité ? En fait c’est loin d’être clair.

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lundi 12 octobre 2020

Le relativisme qui fait pschitt (2)

Protéiforme, le relativisme est difficile à définir. Il en existe ainsi de nombreuses facettes, dont le relativisme épistémique, qui porte sur la justification de nos croyances.

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jeudi 8 octobre 2020

Le relativisme qui fait pschitt (1)

On aurait pu croire à juste titre que les Science Wars – qui eurent lieu dans les vingt dernières années du siècle précédent – sont à présent terminées. Il n'en est rien…

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mercredi 29 juillet 2020

Savoir et changer (III) Des normes et de la nature vivante

Dans la neuvième « lettre à un jeune homme », Alfred Döblin invite son interlocuteur à éprouver la nature et le monde, pour freiner l’impulsion démesurée du mouvement technico-industrialo-matérialiste. En ce début des années 1930, l’écrivain voyait comme l’aube claire d’une grande époque nouvelle et universelle, sous le signe du déclin et de la transition…

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mercredi 22 juillet 2020

Savoir et changer (II) Chaque parti prend l’homme de l’esprit pour l’idéologue de ses intérêts

Dans ses Lettres ouvertes à un jeune homme, publié en 1931, Alfred Döblin affiche son positionnement dans les débats de son époque. Il y développe une réflexion sur le rôle des intellectuels dans la société, soutenant l’idée qu’il ne peut pas être question, pour ceux-ci, de se ranger simplement derrière le drapeau des ouvriers, mais seulement, pour les ouvriers et les intellectuels, de chercher un drapeau commun.

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