Peu de temps avant la sortie au cinéma de Coluche, l'histoire d'un mec, France 2 diffusait un portrait de l'artiste dans son programme « Un homme un destin ». On y apprenait surtout qu'à un certain moment de sa (fausse) campagne électorale - précisément quand la vraie commença -, Coluche se serait soudain « pris au sérieux », aurait soudain « cessé d'être drôle »... Ce commentaire émanait d'un certain nombre de personnalités, toutes présentées comme des « amis de Coluche » : tels le publicitaire Jacques Séguéla et le cinéaste Romain Goupil, appelés à prospérer sous le règne mitterrandien alors que leur "ami" sombrait dans la drogue et les classes populaires dans la misère. « Saint Coluche » se réincarna en champion consensuel du caritatif, à travers les restos du coeur, palliant ainsi de façon dépolitisée les conséquences les plus visibles des politiques menées à partir de 1983... Si le documentaire parle des pressions directes exercées sur Coluche pour qu'il cesse de troubler le jeu politique, il ne dit rien des pressions de ses "amis" qui tous profitèrent du nouveau règne. N'empêche que ce document de propagande disait qu'en effet un clown avait bien été assassiné...