éditions Agone

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samedi 18 janvier 2020

Soixante-dix ans après Orwell (I) Dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre (3)

La méthode des chroniques « À ma guise » est, pour une large part, celle du petit fait politiquement significatif…

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jeudi 16 janvier 2020

En suivant Rosa Luxemburg (IX) L'assassinat du courage et de la vérité

Lorsque, le soir du 15 janvier 1919, Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, à demi assommés à coups de crosse, furent poussés hors de l’hôtel Eden dans deux voitures qui les emmenèrent au Tiergarten pour y être achevés, le cours des événements politiques n’en fut pas changé. La dernière heure de la révolution, dans laquelle Liebknecht n’avait joué qu’un rôle insignifiant et Rosa Luxemburg pas de rôle du tout, avait déjà sonné. Sa liquidation sanglante était inéluctable.

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mercredi 15 janvier 2020

En suivant Rosa Luxemburg (VIII) Le dernier jour

Alors que le rusé Ebert s’apprête à troquer son rôle de « commissaire du peuple » contre la « toge bourgeoise » de président du Reich, son bras armé, le cynique Noske, le « chien sanguinaire » de la social-démocratie allemande décide du sort de la révolution en faisant donner contre elle les corps francs de Maercker, foyer de ce « nouveau type d’hommes » qui se retrouveront plus tard sur tous les fronts d’Europe et dans toutes les campagnes d’extermination. L’assassinat de Karl et Rosa, dont Döblin fait un récit bouleversant, puis distancié de manière grinçante, est le point de départ de leurs crimes à venir.

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mardi 14 janvier 2020

En suivant Rosa Luxemburg (VII) L'avant-dernier jour

Le dernier roman de la tétralogie qu'Alfred Döblin a consacré à Novembre 1918 est le chant du cygne de la révolution allemande, sa fin tragique et, en même temps, scandaleuse, marquée par le veule assassinat des deux chefs spartakistes, Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, sous les coups de la soldatesque aux ordres des sociaux-démocrates. Qu’ont-ils fait et de quoi ont-ils parlé leur avant-dernier jour ? Suivant sa méthode, Döblin cherche à « s’approcher au plus près du réel, pour mieux le traverser » : le romancier met dans la bouche de Karl et Rosa les articles qu'ils ont écrits, les positions qu'ils ont défendues et leurs désaccords…

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lundi 13 janvier 2020

La gratuité contre les eaux tièdes du réformisme

Un thème a ressurgi dans le débat public, qui semblait complètement périmé tant il était dissonant par rapport au consensus idéologique ambiant selon lequel « tout s’achète et tout se vend » au royaume de la marchandise. Vu le degré actuel d’asservissement du système capitaliste à la loi du profit maximum et à la logique de la rentabilité immédiate, dans cet univers monétisé où même « le temps, c’est de l’argent », il semble en effet proprement inconcevable qu’il y ait encore de la gratuité et qu’on puisse encore donner ou recevoir « pour rien » quand tout le monde sait bien qu’« on n’a rien pour rien ».

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dimanche 12 janvier 2020

Soixante-dix ans après Orwell (I) Dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre (2)

Alors qu’Orwell avait publié dans les années 1930 trois livres où il raconte sa propre expérience des asiles de nuit pour chemineaux, des corons de mineurs anglais et des tranchées de la guerre d’Espagne, et pour lesquels il a inventé une forme de description à la fois participante et distante qui a marqué l’histoire de la littérature de reportage, le journalisme des années 1940 qu’il développe avec « À ma guise » relève d’un tout autre genre : la chronique hebdomadaire qui s’écrit chez soi, derrière un bureau.

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vendredi 10 janvier 2020

En suivant Rosa Luxemburg (VI) La guerre impérialiste sous le vacarme patriotique

Rédigée en avril 1915, la Brochure de Junius n’est publiée qu’un an plus tard. Pour Rosa Luxemburg, « plus la guerre dure, moins la classe ouvrière ne doit perdre de vue sa puissance d’entraînement. » Elle choisit de faire paraître sans aucune modification son exposé sur le conflit mondial, invitant le lecteur à vérifier «  à quel point la méthode historique et matérialiste rend compte de la marche des événements ». En dissipant la légende de la guerre défensive allemande, ce texte dévoile les véritables desseins d’une guerre d’annexion impérialiste.

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mercredi 8 janvier 2020

Les beautés de l'étonnement

C'est une chose stupéfiante que notre ignorance : en une époque où on est gavé de bouts de savoir, le citoyen ordinaire ne sait toujours pas ce que sont le temps et l’espace…

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lundi 6 janvier 2020

Shakespeare in blog (VII) Dix-huit traductions du sonnet 84

Dans l'« Avertissement » qu'en traducteur Bernard Hœpffner a donné aux Sonnets de Shakespeare en 1999, il commence par signaler les nombreuses traductions disponibles, qui se justifient, pour lui, « du fait de l'extraordinaire richesse de ces sonnets : chaque traduction privilégie certains de leurs aspects et en écarte d’autres »…

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dimanche 5 janvier 2020

Soixante-dix ans après Orwell (I) Dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre (1)

Il y a soixante-dix ans, à la mort de George Orwell, le roman qui allait le faire entrer dans le Panthéon de la littérature mondiale, 1984, était paru depuis six mois. En avant-première à la nouvelle traduction que nous ferons paraître dans un an, nous mettrons en ligne chaque semaine un texte de (ou sur) Orwell. Pour commencer, un choix de chroniques « À ma guise » (1943-1947), introduites ici par Jean-Jacques Rosat.

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