éditions Agone

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jeudi 23 mai 2019

S'il y a une éthique intellectuelle

Pour Pascal Engel, l’éthique intellectuelle n’est ni réductible à l’éthique tout court, ni une simple branche de l’épistémologie : elle définit les normes qui fondent objectivement la correction des croyances. Dans son livre sur Les Vices du savoir, il montre que l’indifférence à l'égard de ces normes – que partagent, à l’échelle planétaire, tant de nos politiques, journalistes et universitaires contemporains – représente la forme la plus aboutie du vice intellectuel. Ce comportement n'est pas qu'un problème d’épistémologie ou de morale : il sape, dans la cité, la possibilité d’une démocratie véritable.

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mercredi 22 mai 2019

Moby Dick à Dublin

Tout le monde connaît Ray Bradbury pour ses Chroniques martiennes. Il est estampillé science-fiction, le genre humaniste, sympathique et lisible, l’anti-Dick. Comme souvent, la réputation est partielle et frôle le malentendu.

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jeudi 16 mai 2019

Le constructivisme, ou La philosophie au pouvoir. (II) Isabelle Stengers et la science ventriloque

Comme Bruno Latour [lire « Le constructivisme, I »], Isabelle Stengers assume crânement le défi du constructivisme des faits, récusant globalement la possibilité de la vérité, écartant d’un revers de main son importance ou proclamant que toute vérité est relative. Jean-Jacques Rosat en donne ici un échantillon, particulièrement extravagant : son interprétation de la méthode expérimentale.

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mercredi 15 mai 2019

L'intellectuel au pouvoir dans « 1984 » (I) Le passé n'existe pas

« Ce qu’il y a de vraiment effrayant dans le totalitarisme, […] c'est qu’il s’attaque au concept de vérité objective. […] La vérité [est] quelque chose qui existe en dehors de nous, quelque chose qu’il faut découvrir et non quelque chose que l’on peut inventer selon les besoins du moment », pensait Orwell. La leçon philosophique et politique de 1984, satire d'une prise du pouvoir par les intellectuels, tient dans le portrait d'un monde où le relativisme est devenu la pensée dominante.

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mardi 14 mai 2019

La vraie morale ne se moque pas de la morale

On peut faire un intéressant parallèle entre le statut de la vérité dans notre culture et celui de la morale. De la même manière que nous ne croyons plus en la vérité mais ne cessons de la réclamer, comme l'affirme Bernard Williams, nous ne croyons plus à la morale mais ne cessons de la réclamer…

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lundi 13 mai 2019

Les essais et les erreurs de la gauche

Alors que la gauche de gouvernement traverse la crise la plus importante de son histoire, de ses décombres émergent péniblement de nouvelles forces politiques. Comment peuvent-elles éviter le même destin ?  Un entretien entre Serge Halimi et Daniel Zamora…

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samedi 11 mai 2019

Shakespeare in blog (II) Comment je parle

En 1999, lorsque Bernard Hœpffner livre sa traduction des Sonnets à Mille et un nuits, il affirme n'avoir rendu qu'une seule des deux versions qu'il avait traduites : « Deux versions complètement différentes ?! — À peu près… — Pour la forme, mais aussi le sens ?! — Naturellement. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai produit deux versions. D'ailleurs, j'aurais pu en traduire comme ça une infinité d'autres. Seul le temps m'a manqué… — Et tu as donné à ton éditeur la version que tu as trouvé la plus réussie ? — Non. Elles se valent… » Pour qui a eu la chance de connaître Bernard Hœpffner, ce dialogue est tout à réaliste. Ne serait-ce que pour les facéties habituelles de sa « pédagogie littéraire » et l'impossibilité à démêler le vrai du faux. On a commencé à voir quelle conception de la traduction Pascal Poyet expose, qui continue ici.

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vendredi 10 mai 2019

Il n'est pire sourd…

Je parcourais dernièrement un de ces alléchantes annonces dont les éditeurs truffent nos messageries pour émoustiller nos envies de lecture.

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jeudi 9 mai 2019

À quoi sert l’enseignement de l’histoire

Dans son Apologie pour l’histoire et le métier d’historien, March Bloch écrivait qu’il n’imaginait pas « de plus belle louange que de savoir parler, du même ton, aux doctes et aux écoliers ». Quelle réponse donneriez-vous aujourd’hui, Laurence De Cock, à un élève qui, en CM1, découvre les Celtes, les Gaulois, les Grecs, les Romains et se demande à quoi sert l’enseignement de l’histoire ?

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mercredi 8 mai 2019

Signification et vérité

Est-ce que la fausseté, la dissimulation, le mensonge, la contre-information, sont moins des obstacles à la démocratie que la production de sens ? La démocratie se préserve-t-elle mieux si elle promeut notre besoin de sens que si elle promeut notre besoin de vérité ? Le second doit-il s’effacer si nous voulons faire advenir, ou simplement maintenir quelques restes, de la première ?

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