éditions Agone

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Tout le reste est littérature

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samedi 7 décembre 2019

Shakespeare in blog (VI) L'ambition de Shakespeare

Persévérant, d'une exposition à l'autre, Pascal Poyet continue à repousser le moment de la lecture des sonnets qu'il s'apprête à traduire (et donc le moment où il donnera à en lire une traduction) : avant de chercher à comprendre ce que signifient les mots, il s'agit de regarder leurs dispositions, les positions qu'ils occupent les uns par rapport aux autres, en particulier lorsqu'ils résonnent de la même façon. Le sens arrivera bien assez tôt, et comme de lui-même.

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mercredi 4 décembre 2019

Des petites humanités et le ciel qui passe

On se met de temps en temps à parler des romancières anglaises avec un ravissement surpris. On a bien raison. De Jane Austen aux sœurs Brontë, de Fanny Burnett à Virginia Woolf, de Madame Radcliffe à Agatha Christie, les dames de Grande-Bretagne ont su très tôt prendre la plume et la parole, de façon incomparable.

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mercredi 13 novembre 2019

Les âmes et les armes

En 1960 paraissait un livre destiné à devenir un classique absolu de la science-fiction, Un Cantique pour Leibowitz de Walter M. Miller. Les malheureux qui, nés trop tard dans un monde trop vieux, ont cherché à lire ce livre qu’on nommait partout un chef d’œuvre ont dû aller fouiner pendant des années dans les bibliothèque…

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samedi 14 septembre 2019

Shakespeare in blog (V) Le genre de la deuxième personne (2)

Pourquoi traduire à nouveaux les Sonnets de Shakespeare ? Bien sûr, la grandeur de ce classique de la langue anglaise. Toutefois, comme on a déjà vu, ces sonnets ont déjà été très traduits – et en rien passablement. Le traducteur explicite son propre intérêt au fil de chaque exposition. Mais il y a quelque chose de plus. Au moins chez l'éditeur qui pousse le traducteur à rendre son propos aussi évident que possible. Pour transmettre une lecture (une traduction) qui tourne le dos à l'abscons, au précieux, aux réinventions modernes de l'exotisme qu'abrite le siècle élisabéthain comme tout autre civilisation lointaine. Et rendre l'expérience dont il rend compte (essentiellement une expérience amoureuse) enfin commune – par la « reconstruction dans une autre langue de l’espace commun avec l’auteur », avons-nous déjà dit. Transmettre de la compréhension. Parce que cela seul émancipe.

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vendredi 6 septembre 2019

Shakespeare in blog (V) Le genre de la deuxième personne (1)

On voit bien désormais de quelle manière Pascal Poyet traduit les Sonnets de Shakespeare. On a parlé de « cartographie » pour dire l'importance qu'il donne à la position relative des mots dans l'ensemble des sonnets. Lorsqu'on lui demande de préciser, le traducteur précise qu'il met au jour le sens des mots et groupes de mots en même temps que leur position au sein du texte, prenant en compte « quantité de paramètres qui vont bien au-delà de la seule signification -- comme par exemple, entre autres, la signification que le mot ou le groupe de mots n'a pas ici ». Cette pratique de découvertedu dessin préalable à celle du desseind'un texte, le traducteur l'appelle plus simplement « lire » ce que l'auteur a écrit.

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lundi 2 septembre 2019

Aventures (VI) L'île au rhum

Il serait difficile de clore ce petit feuilleton estival et aventurier sans évoquer les seigneurs noirs de nos rêves d’enfance, les affreux, les sanguinaires, les merveilleux pirates.

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lundi 26 août 2019

Aventures (V) Choisir jour après jour

Ce n'est pas seulement parce qu'on a un penchant affirmé pour les belles histoires de mer qu'on évoque avec ferveur les romans de Patrick O'Brian, qui content les guerres maritimes napoléoniennes, versant britannique.

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vendredi 23 août 2019

Un été en prison (VI) Peine... de cœur

Dans ce dernier volet de la série « Un été en prison », réincarcéré pour une phrase, JMarc Rouillan raconte non seulement l'injonction aux regrets « sincères » et à se repentir publiquement, mais aussi celle à disparaître, à nier son combat politique et vivre sans passé, à se faire invisible et silencieux. Deux ans plus tard, l'auteur ressortira de prison sans regrets, et toujours aussi visible et bruyant…

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vendredi 2 août 2019

Un été en prison (V) Pour une poignée de mots

Réincarcéré depuis des mois pour une poignée de mots, JMarc Rouillan raconte l'injonction au repentir, aux regrets, qui serait un sésame à une procédure de suspension de peine. En contrepoint, il réaffirme sa position de résistance comme une fidélité à une génération aujourd'hui disparue, comme un hommage à une aventure sociale et humaine.

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vendredi 26 juillet 2019

Un été en prison (IV) Depuis l'intérieur

De retour derrière les barreaux, JMarc Rouillan retrouve en même temps de « vieilles connaissances », les habitudes de la détention et celles du récit, du croquis de « personnages » et de la récolte d'anecdotes dont sont faits le quotidien carcéral.

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