éditions Agone

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Tout le reste est littérature

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samedi 16 février 2019

Le mot « alcool » saoule-t-il ?

Au début des années 1980, , une jeune femme écrivait un livre sinistre qui sembla le portrait d'une génération. Curieux. Avec Billets noirs, Jayne Anne Philips mettait en scène la déglingue de jeunes paumés, tristes et nerveux. Sur fond de rock'n roll.

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samedi 9 février 2019

Les livres cultes et Thomas Pynchon

Les États-Unis ont inventé les « cult-books », des livres-cultes. Des livres qui suscitent une passion si frénétique qu'ils deviennent, quasi souterrainement, d'énormes succès alors que rien ne semblait les y destiner. Ce sont des best-sellers paradoxaux, des livres tordus et bruissants qui, au mieux, auraient dû connaître la brève estime des critiques et les bacs des soldeurs. Extrêmement réconfortant.

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lundi 4 février 2019

Préface inédite à l’édition québécoise de la nouvelle traduction de « 1984 »

En juin 1949, lorsque paraît Nineteen Eighty-Four, la New York Review of Books comptabilise, après six semaines, soixante recensions, presque toutes louangeuses. Mais aux États-Unis, le livre est, déjà, souvent mal compris. Sur fond de guerre froide et dans un pays où l’engagement socialiste d’Orwell est aussi peu connu que son itinéraire d’homme de gauche, ce roman est lu comme une critique du socialisme, voire du gouvernement travailliste.

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samedi 2 février 2019

L'innocence à conquérir

II importe peu d'aimer ou non les romans de Robert Walser. C’est d’ailleurs, de façon générale, en littérature, une question frivole. Ce qui compte, c’est faire l’expérience par les mots d’une représentation, d’une organisation singulière du monde.

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samedi 26 janvier 2019

Lord Ambler

La littérature populaire, c’est tout et son contraire. Littérature de gare, bouquins pas chers et qu’on échange, ça va du roman-photo à Delly (1875-1949), d’Eugène Sue (1804-57) à la science-fiction et parle essentiellement d’amour et d’action : comme Stendhal, au fond.

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samedi 19 janvier 2019

Monstres innocents

Il y a des livres qui passent le temps, d'autres qui le rentabilisent, d'autres enfin qui vous le rendent, celui que vous avez consumé, celui qui vous reste à vivre…

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samedi 12 janvier 2019

L'empire du soleil

J. G. Ballard est un grand écrivain de science-fiction. Ballard est né en Chine, de parents anglais, et a eu une enfance placée sous le signe de la guerre et de la démesure. Sa ville natale, Shanghai, il ne l’a connue que misérable et folle, entre la guerre sino-japonaise et la Seconde Guerre mondiale, semée de cadavres, énorme, engloutissante. Son adolescence, il l’a passée dans un camp de prisonniers, minés par la faim et les maladies. C’est de ces souvenirs-là que part L'Empire du Soleil. Ce roman n’est pas de la science-fiction. Et ce n’est pas pour autant une autobiographie. Encore moins un documentaire.

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samedi 5 janvier 2019

Petites nouvelles de la Terre

Walter Benjamin écrivait de temps en temps pour la radio. Avec modestie et ambition. Il rêvait de donner, par des pièces radiophoniques sournoisement pédagogiques, le goût de son histoire et des débats d’idées. Dans l’une d’elles, il suppose des Martiens – des Vénusiens, peut-être ?…

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samedi 15 décembre 2018

Bienvenue dans mon cauchemar

Au XIXe siècle, les villes de Grande-Bretagne se mirent à pousser dans toutes les directions, tandis que les campagnes se vidaient ; c'était le temps du progrès, la science était inventive et prospère, l'industrie s'épanouissait, les chômeurs, les prostituées et les enfants mendiants étaient la rançon attristante mais inévitable de cette grande course vers l’enrichissement qu'on qualifiait sereinement de « national », le bonheur se dégustait à l’intérieur du foyer, entre les fauteuils tendus de chintz, la vapeur de la théière, les travaux d'aiguille de la maîtresse de maison et les fenêtres soigneusement fermées, l’idéal était simple et revigorant : aimer sa famille, être digne et vertueux, ne pas se faire remarquer, gagner de l'argent et honorer la patrie.

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samedi 8 décembre 2018

Vertigo

Quand les premiers romans « gothiques » parurent en Grande-Bretagne à la fin du XVIIIe siècle, ils firent voluptueusement frémir ; ils racontaient des histoires particulièrement déraisonnables, toutes en châteaux moyenâgeux, en spectres insistants, en coïncidences torpillantes. Pas le moindre effort pour avoir l’air un tant soit peu réalistes et crédibles. De la dinguerie échevelée, et des émotions fortes. Jusqu’à trouver apothéose et fin par accomplissement réel du genre avec, plus tardivement, le terrible Moine (1796) de Matthew Gregory Lewis, et le splendide Melmoth (1820) de Charles Robert Maturin.

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