éditions Agone

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Tout le reste est littérature

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samedi 14 septembre 2019

Shakespeare in blog (V) Le genre de la deuxième personne (2)

Pourquoi traduire à nouveaux les Sonnets de Shakespeare ? Bien sûr, la grandeur de ce classique de la langue anglaise. Toutefois, comme on a déjà vu, ces sonnets ont déjà été très traduits – et en rien passablement. Le traducteur explicite son propre intérêt au fil de chaque exposition. Mais il y a quelque chose de plus. Au moins chez l'éditeur qui pousse le traducteur à rendre son propos aussi évident que possible. Pour transmettre une lecture (une traduction) qui tourne le dos à l'abscons, au précieux, aux réinventions modernes de l'exotisme qu'abrite le siècle élisabéthain comme tout autre civilisation lointaine. Et rendre l'expérience dont il rend compte (essentiellement une expérience amoureuse) enfin commune – par la « reconstruction dans une autre langue de l’espace commun avec l’auteur », avons-nous déjà dit. Transmettre de la compréhension. Parce que cela seul émancipe.

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vendredi 6 septembre 2019

Shakespeare in blog (V) Le genre de la deuxième personne (1)

On voit bien désormais de quelle manière Pascal Poyet traduit les Sonnets de Shakespeare. On a parlé de « cartographie » pour dire l'importance qu'il donne à la position relative des mots dans l'ensemble des sonnets. Lorsqu'on lui demande de préciser, le traducteur précise qu'il met au jour le sens des mots et groupes de mots en même temps que leur position au sein du texte, prenant en compte « quantité de paramètres qui vont bien au-delà de la seule signification -- comme par exemple, entre autres, la signification que le mot ou le groupe de mots n'a pas ici ». Cette pratique de découvertedu dessin préalable à celle du desseind'un texte, le traducteur l'appelle plus simplement « lire » ce que l'auteur a écrit.

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lundi 2 septembre 2019

Aventures (VI) L'île au rhum

Il serait difficile de clore ce petit feuilleton estival et aventurier sans évoquer les seigneurs noirs de nos rêves d’enfance, les affreux, les sanguinaires, les merveilleux pirates.

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lundi 26 août 2019

Aventures (V) Choisir jour après jour

Ce n'est pas seulement parce qu'on a un penchant affirmé pour les belles histoires de mer qu'on évoque avec ferveur les romans de Patrick O'Brian, qui content les guerres maritimes napoléoniennes, versant britannique.

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lundi 22 juillet 2019

Aventures (IV) Les cafés italiens

Quoi, l'aventure ? Pourquoi diable faudrait-il toujours aller au bout du monde pour l’aventure ? C’est bien connu, elle peut être au coin de la rue – ou quasiment…

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lundi 15 juillet 2019

Aventures (III) Tribulations d’un Anglais en Chine

Vers 1850, Robert Fortune, botaniste anglais quelque peu porté sur l’aventure, entreprend de rapporter des plants de thé noir de Chine…

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lundi 8 juillet 2019

Aventures (II) L’explorateur n’est plus ce qu’il était

On peut se demander si aujourd’hui les enfants habitués aux jeux électroniques et aux dessins animés japonais rêvent encore, comme les gamins d’autrefois, d’être des explorateurs… Sur les cartes du monde, il y avait encore de grands endroits blancs, marqués « terres vierges ».

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mardi 2 juillet 2019

Aventures (I) Le paradis de l’innocence

Depuis la fin de l'été 2018, nous rééditons un choix de chroniques qu'Évelyne Pieiller a consacrées à l'actualité culturelle (musique et littérature surtout) de 1981 à 1995, parues dans l’hebdomadaire du Parti communiste français, Révolution. Pour guider nos choix, au filtre qu'impose l'épreuve du temps, nous avons ajouté le tri de ce qui semble mettre en pratique une définition de la culture populaire croisant différentes acceptions du terme : qui s'adresse au plus grand nombre sans manquer d'exigence, et qui ne vient pas forcément du peuple ni ne fournit à la bourgeoisie une version du peuple sur mesure. La série « Aventures », que nous donnons cet été, est parue un autre été, il y a vingt-cinq ans, et continue cette exploration autant qu'expérimentation de l’âme de la littérature populaire.

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mardi 25 juin 2019

Shakespeare in blog (IV) Mensonges et récits de seconde main

Poursuivant l'exposition de son work in progress (ainsi qu'on dit justement en français comme en anglais), Pascal Poyet continue de « cartographier » sa lecture des Sonnets de Shakespeare parce que la compréhension, selon lui, ne suit pas la question de savoir ce que l'auteur a voulu dire mais seulement d'avoir vraiment et seulement lu ce que l'auteur a écrit : le sens est là Discutant de ce chemin (de la primauté du sens et de la compréhension) avec un autre traducteur (d'une autre langue), celui-ci conclut qu'« il nous arrive souvent de construire un labyrinthe de miroirs (de réflexions) pour trouver une issue, qui est souvent tout prêt. Après tout, les traductions ne sont que les approximations aussi précises que possible d’un imaginaire qui reconstruit dans une autre langue l’espace que nous avons en commun avec l’auteur ».

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vendredi 21 juin 2019

Le premier mot à dire pour gagner sa liberté

C'est désormais une cause entendue : Philip K. Dick est un des plus grands écrivains de science-fiction du XXe siècle et très certainement un des faiseurs de monde les plus impressionnants qui soient. Enfin, faiseur de monde… Il serait plus exact de dire « défaiseur ».

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