éditions Agone

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Tout le reste est littérature

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samedi 20 avril 2019

Bienvenu dans notre cauchemar (2)

À la fin du XVIe siècle, en Grande-Bretagne, il y eut une explosion de théâtre. Des gens se mirent à raconter pour d’autres des histoires nerveuses et sanglantes qui pariaient de la difficulté de se satisfaire d’un monde déchiré.

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samedi 6 avril 2019

« 1984 », la novlangue n'est pas passée

Ce fut l'« année Orwell », ou plutôt l'année où Orwell a occupé les esprits le temps d'un anniversaire. Dix ans plus tard, le surgissement dans notre quotidien d'Internet, puis de la surveillance de masse, enfin des « vérités alternatives » du président des États-Unis ont remis, mais cette fois sans légèreté, le roman d'Orwell dans nos esprits. Toutefois, trente-cinq plus tard, la novlangue n'est toujours pas passée – ou trop bien ?

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samedi 30 mars 2019

Dumas et l'art de l'« estrangement »

En 1838, Alexandre Dumas part visiter la Belgique et les pays rhénans. Ce n'est pas uniquement pour l'agrément du voyage, c'est tout autant pour gagner quelque argent en en vendant à la presse intéressée la relation…

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samedi 16 mars 2019

Pour que les humains accomplissent leur humanité

Norman Spinrad est un empêcheur de penser en rond. À intervalles réguliers, il vient rappeler avec la force rigolarde des grands ironistes que ce monde où on vit est une petite épouvante mais qu'en comprendre le fonctionnement rend, et plus intelligent, et plus libre de tenter de le modifier.

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vendredi 15 mars 2019

Pourquoi fallait-il retraduire « 1984 »

Dernier roman de George Orwell, 1984 fait écho à l'expérience sociale de l'auteur, à celle de ses contemporains. Mais aussi aux nôtres. Et quand on a conscience des enjeux politiques de ce roman, il est impossible de ne pas tenir compte dans les choix de traduction. Qu'il s'agisse de l'extraire des récupérations réactionnaires ou de le soustraire à la religion littéraire française. Quelques réponses de, Celia Izoard, traductrice de la nouvelle édition qui vient de paraître au Québec.

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jeudi 14 mars 2019

Kraus et les premiers jours de l'inhumanité

Quatre mois après l’arrivée de Hitler au pouvoir, Kraus commençait à rédiger sa Troisième nuit de Walpurgis. Nous sommes en mai 1933. Cinq mois plus tard, il rendait sa copie – si l’on peut dire.

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samedi 2 mars 2019

L'ombre des maîtres. Dick est mort (2 mars 1982)

C’est la France qui a fait le succès de Philip K. Dick. Aux États-Unis, sa réputation de drogué paranoïaque de gauche ne lui a pas vraiment réussi. Et de surcroît,la sçience-fiction américaine, lorsqu’il a fait ses débuts, s’adonnait frénétiquement à la technologie : ce qui n’était pas vraiment son idée fixe, à Dick. Lui, son monde, c’est la spéculative-fiction, SF toujours, mais à des années-lumière des heroic-fantasies et autres space-operas. Lui, ce qui le fascine, c'est le statut du réel : qu’en est-il de notre liberté ?

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samedi 23 février 2019

Le fil du temps

C'est une petite musique de nuit. Pas un best-seller, par un chef d’œuvre oublié. Rien qu'une déambulation de grand gamin qui n'arriva pas à grandir, et qui d'ailleurs n'y tient pas.

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samedi 16 février 2019

Le mot « alcool » saoule-t-il ?

Au début des années 1980, , une jeune femme écrivait un livre sinistre qui sembla le portrait d'une génération. Curieux. Avec Billets noirs, Jayne Anne Philips mettait en scène la déglingue de jeunes paumés, tristes et nerveux. Sur fond de rock'n roll.

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samedi 9 février 2019

Les livres cultes et Thomas Pynchon

Les États-Unis ont inventé les « cult-books », des livres-cultes. Des livres qui suscitent une passion si frénétique qu'ils deviennent, quasi souterrainement, d'énormes succès alors que rien ne semblait les y destiner. Ce sont des best-sellers paradoxaux, des livres tordus et bruissants qui, au mieux, auraient dû connaître la brève estime des critiques et les bacs des soldeurs. Extrêmement réconfortant.

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