éditions Agone

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La chronique de Jean-Pierre Garnier

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mercredi 24 avril 2013

Un « président normal » pour une France normalisée

L’an 2011 avait été celui du « Printemps arabe », du mouvement des Indignés en Espagne et d'Occupy Wall Street au État-Unis. Tandis que peuple grec exprimait sur la place Syntagma à Athènes son rejet des diktats imposés par la « troïka » capitaliste, des foules de gens en colère manifestaient pour en finir avec une dictature policière et la corruption des dirigeants, sinon pour protester contre les politiques d’austérité inspirées par banquiers et menées par les partis politiques à leur solde, ou encore pour fustiger globalement « la Finance » dont les agissements spéculatifs venaient de jeter à la rue des milliers d’habitants.

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lundi 21 janvier 2013

Un nouvel avatar de la « politique de la ville »

Après les « zones de sécurité prioritaires », l'enfumage participatif

Qu’on se le dise : la « politique de la ville » va connaître un tournant. Ce n’est pas le premier. Depuis les fin des années 1970, elle en a connu d’autres, sous cette appellation ou non, avec les résultats que l’on sait. Mais celui-ci serait une fois de plus décisif si l’on en croit l’orchestration médiatique dont il bénéficie.

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mercredi 7 novembre 2012

La « gauche populaire » du PS ou Comment récupérer le vote FN

Point de départ en forme de constat… ou de postulat : la surreprésentation électorale du FN, qui fragilise la gauche, serait liée à surreprésentation des couches populaires dans la France périurbaine et rurale en déclin ; un territoire frappé par la désindustrialisation et le chômage tandis que le contraste s’accroît avec la partie centrale des métropoles, dynamiques et innovantes, colonisée par les « élites », classes moyennes supérieures comprises, qui votent majoritairement pour le PS et les Verts.

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jeudi 20 septembre 2012

La gauche bleu marine

On savait passablement délavée la rose brandie par un poing, qui servent encore d’emblème, de plus en plus discrètement il est vrai, au parti socialiste. Depuis la première accession de celui-ci au pouvoir, le poing qui symbolisait la lutte des travailleurs et les espérances socialistes a eu tendance à s’effacer, laissant seule la rose en charge de galvaniser les militants et les électeurs du parti. En réalité, le poing est toujours là, de manière virtuelle et réelle à la fois. Il n’est plus brandi cependant contre les possédants, mais, « culture de gouvernement » aidant, contre les dépossédés qui s’avisent de se rebeller dans les zones de relégation où ils sont parqués. Quant à la rose, on pourrait suggérer aux « communicants » du PS de résolument la troquer pour une fleur, fût-elle artificielle, d’une couleur plus adaptée, ne serait-ce le fait que celle-ci ait déjà été adoptée par un parti encore plus droitier que lui.

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mercredi 27 juin 2012

« C’est nous les gars de la Marine… »

Histoires de pirateries électorales

Face à la tourmente financière que François Hollande allait devoir affronter s’il était élu président de la République, selon Jean-Luc Mélenchon il faisait figure, avec ses propositions floues sur le plan économique, de « capitaine de pédalo ».

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jeudi 26 avril 2012

Les dindons de la farce électorale

Bis repetita placent

L’appel unanime à voter Hollande au deuxième tour de l’élection présidentielle de la part de la « gauche de gauche », c’est-à-dire de celle qui se positionne à gauche du Parti socialiste, depuis le Front de Gauche jusqu’au Nouveau Parti Anticapitaliste et à Lutte ouvrière, donne une nette impression de déjà vu…

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jeudi 15 décembre 2011

Laurence Parisot-Michel Destot, même combat !

Lors de la « Nuit des rapaces », organisée le 9 novembre dans la salle Olympe de Gouges (Paris) par la joyeuse équipe de Fakir, où il s’était agi d’élire sous les huées du public le suppôt hexagonal le plus répugnant, le plus arrogant et le plus méritant du capitalisme transnational, Jean-Pierre Garnier avait proposé comme candidat Michel Destot, maire PS de Grenoble. Il confirme ici ce choix.

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mercredi 31 août 2011

Un péril rose ?

Comment l'esprit sécuritaire du PS inspire celui de l'UMP – et vice-versa

Le fascisme, nous serine-t-on souvent, n'appartient pas au passé. À gauche, surtout en période électorale, on met en avant, pour le prouver, les scores inquiétants du FN. À gauche de la gauche, on rappelle rituellement que le fascisme demeure le dernier recours de la bourgeoisie en cas de crise prolongée et de résistance populaire active menaçant la stabilité voire la pérennité de la « démocratie », c'est-à-dire du capitalo-parlementarisme. Certes, mais, de même qu'il a existé un anticommunisme primaire, il n'est peut-être pas exagéré de parler aussi d'un antifascisme non moins primaire.

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lundi 16 mai 2011

La « classe créative » : un nouveau mythe urbain pour de nouvelles mystifications urbanistiques

Théorisée par Richard Florida, professeur canadien de management et de marketing urbains, comme l’« acteur essentiel du développement économique des villes », la « classe créative » fait partie de ces néo-concepts forgés avec un double objectif : 1. enterrer idéologiquement une bonne fois pour toute la classe ouvrière, les classes populaires en général ; 2. valoriser les « travailleurs de l’immatériel », c’est-à-dire la petite bourgeoisie intellectuelle.

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vendredi 8 avril 2011

Vous avez dit « oligarchie » ?

Les dessous du nouvel usage d’un vieux concept de la critique sociale

Quand le mouvement ouvrier était encore vigoureux, on avait coutume de regrouper sous diverses appellations les ennemis du genre humain : « bourgeoisie », « possédants », « exploiteurs », « classe dominante », « classe dirigeante », etc. Or voilà que François Ruffin et la fine équipe picarde de Fakir, délaissant ces dénominations héritées de la tradition théorique anticapitaliste, marxiste ou anarchiste, ont choisi de les vilipender sous le nom d’« oligarchie ». Y gagne-t-on au change ?

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