L’an 2011 avait été celui du « Printemps arabe », du mouvement des Indignés en Espagne et d'Occupy Wall Street au État-Unis. Tandis que peuple grec exprimait sur la place Syntagma à Athènes son rejet des diktats imposés par la « troïka » capitaliste, des foules de gens en colère manifestaient pour en finir avec une dictature policière et la corruption des dirigeants, sinon pour protester contre les politiques d’austérité inspirées par banquiers et menées par les partis politiques à leur solde, ou encore pour fustiger globalement « la Finance » dont les agissements spéculatifs venaient de jeter à la rue des milliers d’habitants.