éditions Agone

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La chronique de Jean-Pierre Garnier

Fil des billets

jeudi 15 décembre 2011

Laurence Parisot-Michel Destot, même combat !

Lors de la « Nuit des rapaces », organisée le 9 novembre dans la salle Olympe de Gouges (Paris) par la joyeuse équipe de Fakir, où il s’était agi d’élire sous les huées du public le suppôt hexagonal le plus répugnant, le plus arrogant et le plus méritant du capitalisme transnational, Jean-Pierre Garnier avait proposé comme candidat Michel Destot, maire PS de Grenoble. Il confirme ici ce choix.

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mercredi 31 août 2011

Un péril rose ?

Comment l'esprit sécuritaire du PS inspire celui de l'UMP – et vice-versa

Le fascisme, nous serine-t-on souvent, n'appartient pas au passé. À gauche, surtout en période électorale, on met en avant, pour le prouver, les scores inquiétants du FN. À gauche de la gauche, on rappelle rituellement que le fascisme demeure le dernier recours de la bourgeoisie en cas de crise prolongée et de résistance populaire active menaçant la stabilité voire la pérennité de la « démocratie », c'est-à-dire du capitalo-parlementarisme. Certes, mais, de même qu'il a existé un anticommunisme primaire, il n'est peut-être pas exagéré de parler aussi d'un antifascisme non moins primaire.

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lundi 16 mai 2011

La « classe créative » : un nouveau mythe urbain pour de nouvelles mystifications urbanistiques

Théorisée par Richard Florida, professeur canadien de management et de marketing urbains, comme l’« acteur essentiel du développement économique des villes », la « classe créative » fait partie de ces néo-concepts forgés avec un double objectif : 1. enterrer idéologiquement une bonne fois pour toute la classe ouvrière, les classes populaires en général ; 2. valoriser les « travailleurs de l’immatériel », c’est-à-dire la petite bourgeoisie intellectuelle.

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vendredi 8 avril 2011

Vous avez dit « oligarchie » ?

Les dessous du nouvel usage d’un vieux concept de la critique sociale

Quand le mouvement ouvrier était encore vigoureux, on avait coutume de regrouper sous diverses appellations les ennemis du genre humain : « bourgeoisie », « possédants », « exploiteurs », « classe dominante », « classe dirigeante », etc. Or voilà que François Ruffin et la fine équipe picarde de Fakir, délaissant ces dénominations héritées de la tradition théorique anticapitaliste, marxiste ou anarchiste, ont choisi de les vilipender sous le nom d’« oligarchie ». Y gagne-t-on au change ?

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mercredi 6 avril 2011

Du droit au logement au droit à la ville (2)

Démocratie locale ou auto-gouvernement territorial ?

Depuis le début des années 1960, des milliers d’articles, des centaines de mémoires universitaires ou de rapports administratifs, des dizaines de livres ont été et continuent d’être consacrés à la participation des habitants à la politique urbaine. Cette logorrhée continue à s’écouler sous le label pléonastique de « démocratie participative ». Car, malgré les lois de décentralisation qui étaient censées « rendre le pouvoir aux citoyens dans la gestion des affaires de la Cité », ceux-ci continuent, plus de vingt ans après, à être largement tenus à l’écart de la prise de décisions, notamment et surtout quand celles-ci sont importantes.

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Du droit au logement au droit à la ville (1)

De quel(s) droit(s) parle-t-on ?

À qui appartient la ville ? De qui est la ville - Whose is the city ? se demandait la Fondation Heinrich Böll dans un long mémorandum préparatoire au Sommet de Johannesburg en 2002. La ville « pour qui et par qui ? », s'interrogeait semblablement l'UNESCO, quelques années auparavant, en préparation de Habitat II en 1996 à Istanbul. Autrement dit, quel rôle joue le territoire dans l'expression physique de l'égalité - ou plutôt de l'inégalité - des conditions sociales ?

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jeudi 17 février 2011

Un spectre accommodant

Marx ajusté à la sauce universitaire

Le recul des ancrages institutionnels et populaires de la critique sociale (affaiblissement des mouvements de masse, régression des syndicats, involution des partis sociaux-démocrates et stérilisation des avant-garde révolutionnaires) ne profite qu'à la floraison de l'académisme radical. Dont les porte-parole récoltent sans risque des bénéfices médiatiques. Ce qui n'est pas sans effets. À commencer pour la perpétuation de l'ordre social : les stars du radicalisme chic vivent plus ou moins de la même manière et dans la proximité de ceux qu'ils critiquent, loin de ceux au nom desquels ils portent leur critique. Ce qui n'est pas un petit paradoxe…

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jeudi 10 février 2011

La « reconquête des zones de non droit »

En France et au Brésil, le même combat – toutes choses étant égales par ailleurs…

Le 26 novembre 2010, la police militaire de Rio de Janeiro reprenait la favela Vila Cruzeiro, située au nord de la capitale. Appuyée par six blindés, elle faisait fuir les trafiquants de drogue au terme d’une opération spectaculaire télévisée.

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mercredi 12 janvier 2011

Relégation urbaine, stigmatisation scolaire : un enchaînement inextricable (2)

L’« égalité des chances » contre l’égalité des conditions

D’un côté, l’écart, le contraste, la contradiction entre les inégalités réelles et l’égalité de principe proclamée dans les constitutions et par les institutions est devenu patent. De l’autre, les justifications traditionnelles produites par un « État social » sinon socialiste ont fait long feu : l’égalité réelle serait synonyme d’uniformité, d’inefficacité et d’atteinte à la liberté de l’individu. Une situation qui laisse la place au renouvellement du discours dominant.

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Relégation urbaine, stigmatisation scolaire : un enchaînement inextricable (1)

De la relégation urbaine à la stigmatisation scolaire

En octobre 2010, à l’initiative de la revue Diversité, un séminaire se tenait au siège de la Délégation à la politique de la ville et à l’insertion sociale de la Ville de Paris. L’intitulé de ce séminaire laissait toutefois quelque peu perplexe, « La ville et l’école : les conséquences de la crise ». En dépit de l’article qui la définit, en effet, on pouvait se demander de quelle crise il s’agissait.

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