éditions Agone

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 27 mars 2020

Relever l’échine et refuser l’autorité arbitraire

Dans Moi, Silvio de Clabecq, militant ouvrier, Silvio Marra relate trente ans de luttes aux forges de Clabecq, une usine sidérurgique près de Bruxelles, pour améliorer les conditions de travail et pour empêcher la fermeture du site. Ces extraits choisis de son récit (disponible au format numérique) témoignent de son optimisme et de sa conviction que la force des travailleurs, c'est le nombre et l'unité de la classe.

Lire la suite...

mardi 24 mars 2020

Humains, mais pas trop

Le refus de la majorité gouvernementale d’augmenter la durée du congé de deuil accordé à un salarié après le décès d’un enfant aurait, si on en croit les médias institutionnels, indigné la plupart des Français. Le clapotis soulevé par la vague d’émotion serait venu battre le pied du trône jupitérien avec tant de force que son occupant, prenant conscience de la faute politique commise par une majorité si aveuglément soumise à sa volonté, s’est cru obligé de tancer ses fidèles en leur rappelant qu’il faut savoir se montrer « humains » quand on gouverne…

Lire la suite...

dimanche 22 mars 2020

Soixante-dix ans après Orwell (IX) Qu’est-ce que le fascisme ?

De toutes les questions de notre époque qui demeurent sans réponse, la plus importante est peut-être : « Qu’est-ce que le fascisme ? »

Lire la suite...

mercredi 18 mars 2020

Pertes et profits du XXe siècle (V) Quand l’URSS sauva la mise de la démocratie libérale

Soucieux de rappeler au lecteur « de son histoire du cours XXe siècle » que, « pour 80 % de l’humanité, le Moyen Âge s’est arrêté subitement dans les années 1950 », Hobsbawm en donne, à Valence, à Palerme et au Pérou, des exemples tirés de ses observations personnelles sur le développement du tourisme, l’essor de l’immobilier urbain ou les changements du costume traditionnel…

Lire la suite...

vendredi 13 mars 2020

Pertes et profits du XXe siècle (IV) Les embarras de l’histoire ont repris

L’histoire du XXe siècle est depuis longtemps terminée, mais son interprétation ne fait que commencer. Sur ce point au moins, et seulement sur ce point, l’histoire rejoint la mémoire dont Hobsbawm estimait qu’elle « n’est pas tant un mécanisme d’enregistrement qu’un mécanisme de sélection » permettant de « lire les désirs du présent dans le passé ».

Lire la suite...

dimanche 8 mars 2020

Soixante-dix ans après Orwell (VII) L’histoire peut-elle être vraie ?

Emprisonné à la tour de Londres, sir Walter Raleigh se lança, pour passer le temps, dans la rédaction d’une histoire du monde. Il avait achevé le premier volume et travaillait au second lorsqu’une bagarre entre manœuvres éclata sous la fenêtre de sa cellule, et l’un des hommes fut tué. Malgré une enquête diligente et bien qu’il eût vu l’événement de ses yeux, sir Walter ne put jamais découvrir les motifs de cette querelle. C’est pourquoi, dit-on (et si cette histoire n’est pas vraie, elle mériterait de l’être), il brûla tout ce qu’il avait écrit et abandonna son projet.

Lire la suite...

vendredi 6 mars 2020

Pertes et profits du XXe siècle (III) Prélude à l’« Ère des extrêmes »

L’Ère des extrêmes nous rappelle que l’humanité ne fut pas toujours impuissante et désarmée quand elle voulut changer de destin. Lorsque Hobsbawm publia ce livre, ce genre d’observation n’allait plus de soi. Mais vingt-cinq ans plus tard, les lampions de la célébration définitive de la démocratie libérale sont éteints. Et l’histoire qui resurgit ne se résume pas à un imaginaire désenchanté.

Lire la suite...

mardi 3 mars 2020

Délivrer Varian Fry (III) Parce que vous protégez les Juifs et les antinazis

En juin 1941, la politique américaine d’immigration se restreint plus encore et Roosevelt laisse totalement l’initiative à l’appareil bureaucratique du département d’État. Dès lors, la direction de l’Emergency Rescue Committee (ERC), qui n'avait jamais envoyé Varian Fry que pour un « programme traditionnel de “récupération des cerveaux” », considère que celui-ci a « troqué la rhétorique humanitaire neutre pour un militantisme dangereux trop proche du socialisme et poursuivi des activités illégales en temps de crise internationale ». L'action à Marseille du Centre américain de secours (CAS) va se trouver en butte, en plus de la police de Vichy et de la gestapo, avec l'ambassade des États-Unis.

Lire la suite...

Délivrer Varian Fry (II) Le directeur d’une revue décrit les émeutes à Berlin (1935)

De mai à juillet 1935, Fry séjourne en Allemagne afin d’étudier le régime nazi, ses rapports avec la population et la situation économique et sociale. À Berlin le 15 juillet, il assiste à un pogrom 1 ; cette expérience, traumatisante, n’est sans doute pas étrangère à son engagement puis à sa venue à Marseille cinq ans plus tard. Une chose était sans doute de condamner intellectuellement le nazisme comme pouvait le faire un jeune intellectuel libéral américain ; une autre d’assister, impuissant, aux déchaînements de bêtise, de haine et de violences qu’il engendrait. Fry fut ainsi l’un des premiers Américains à découvrir la place centrale de l’antisémitisme dans l’idéologie nazie et son caractère meurtrier ; cela va le marquer définitivement.

Lire la suite...

Délivrer Varian Fry (I) Une lueur vive dans la nuit (2)

Parmi les éléments les plus remarquables de l’action de Varian Fry à Marseille en 1940-1942 se trouve sans doute le fait que, très vite, il ne s’en tient pas à la liste qui lui a été fournie… Le récit que donne Hans Sahl de sa première rencontre en fait foi.

Lire la suite...

- page 1 de 30