Dans sa Préface à la réédition de son Histoire de la Révolution, Michelet écrivait : « Les idées d’intérêt, de bien-être, qui ne peuvent manquer en nulle Révolution, en la nôtre pourtant sont restées secondaires. (…) Oui la Révolution fut désintéressée. C’est son côté sublime. (…) Le monde en tressaillit. L’Europe délira. (…) Inoubliables jours ! (…) L’incroyable bonheur de retrouver cela si vivant, si brûlant, après soixante années, m’avait grandi le cœur d’une joie héroïque, et mon papier semblait enivré de mes larmes… »