Frédéric Bastiat (1801-1850) a été et demeure l’un des grands penseurs du libéralisme économique. On rapporte que ses œuvres faisaient partie des lectures favorites de Ronald Reagan et de Margaret Thatcher. On comprend pourquoi quand on parcourt quelques-unes des pages au long desquelles il ne cesse de pourfendre, dans un style incisif et limpide, le socialisme, les interventions de l’Etat et du gouvernement, l’organisation, la solidarité, la compassion, le syndicalisme, le monopole, bref, tout ce qui, à ses yeux, peut perturber si peu que ce soit le libre jeu concurrentiel des forces économiques et sociales et les empêcher de tendre vers la plus grande harmonie. « Harmonie », tel est le maître-mot de sa pensée, dont il a d’ailleurs fait le titre de son ouvrage le plus célèbre, Harmonies économiques, considéré comme un des textes sacrés du libéralisme.