éditions Agone

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mercredi 29 juillet 2020

Savoir et changer (III) Des normes et de la nature vivante

Dans la neuvième « lettre à un jeune homme », Alfred Döblin invite son interlocuteur à éprouver la nature et le monde, pour freiner l’impulsion démesurée du mouvement technico-industrialo-matérialiste. En ce début des années 1930, l’écrivain voyait comme l’aube claire d’une grande époque nouvelle et universelle, sous le signe du déclin et de la transition…

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mercredi 22 juillet 2020

Savoir et changer (II) Chaque parti prend l’homme de l’esprit pour l’idéologue de ses intérêts

Dans ses Lettres ouvertes à un jeune homme, publié en 1931, Alfred Döblin affiche son positionnement dans les débats de son époque. Il y développe une réflexion sur le rôle des intellectuels dans la société, soutenant l’idée qu’il ne peut pas être question, pour ceux-ci, de se ranger simplement derrière le drapeau des ouvriers, mais seulement, pour les ouvriers et les intellectuels, de chercher un drapeau commun.

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mercredi 15 juillet 2020

Savoir et changer (I)

Parmi les réactions suscitées par la publication de son roman Berlin Alexanderplatz en 1929, Alfred Döblin reçoit une lettre ouverte d’un étudiant, qui, en louant son sens de la justice et sa haine des dogmes, lui demande de les aider, lui et les jeunes gens de son âge, à s’y retrouver dans le fatras des idées contradictoires et des idéologies de leur époque. Döblin y répond par quinze « Lettres ouvertes à un jeune homme », publiées en 1931 dans un volume titré Savoir et changer. Il y défend un idéal d’émancipation et de liberté, affirmant combien les phénomènes politiques et économiques ne fonctionnent pas selon des lois inaccessibles à l’homme. Les passages qui suivent sont extraits de la première de ces lettres.

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mercredi 17 juin 2020

En suivant Rosa Luxemburg (XII) Du capitalisme à son dehors

Paru au début de l’année 1913, L’Accumulation du capital va déclencher dans les rangs de la social-démocratie allemande, puis européenne, une polémique due en grande partie à l’identité politique de l’auteure. Ce n’est que bien plus tard, lorsque seront apparues les conditions d’une réception pacifiée, que l’apport de l’ouvrage sera reconnu, même si Rosa Luxemburg est davantage célébrée pour ses intuitions que pour les élaborations techniques auxquelles elles donnent lieu. Les post-keynésiens reprendront ainsi la question des débouchés tandis qu’une certaine anthropologie marxiste française s’intéressera au problème de l’articulation des modes de production, entrevu par Luxemburg.

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mardi 26 mai 2020

En suivant Rosa Luxemburg (XII) La reproduction du capital social global

L’importance de l’ouvrage de L’Accumulation du capital tient en premier lieu à son ambition tout à fait singulière. En effet, Rosa Luxemburg corrige Marx en revenant sur le problème central de la « reproduction du capital social global » sous sa forme la plus générale : comment le capitalisme peut-il exister et se perpétuer ?

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mercredi 13 mai 2020

En suivant Rosa Luxemburg (XI) Contre le « socialisme de la chaire »

La Weltpolitik et le partage du monde trouvent leur reflet déformé au sein de la « science allemande », et notamment de l’économie politique, dont les penseurs sont de plus en plus préoccupés par les rapports entre capitalisme et nation.

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jeudi 7 mai 2020

En suivant Rosa Luxemburg (XI) Genèse de « L'Accumulation du capital »

Paru en 1913, L’Accumulation du capital est sans conteste l’œuvre centrale de Rosa Luxemburg. En effet, même si le livre diffère, par sa forme « scientifique », des textes d’intervention qui ont fait la réputation politique de Luxemburg, il représente en réalité la poursuite, sur un autre terrain, de la défense sans faille de la dimension révolutionnaire du marxisme à laquelle Luxemburg a consacré sa vie.

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lundi 13 janvier 2020

La gratuité contre les eaux tièdes du réformisme

Un thème a ressurgi dans le débat public, qui semblait complètement périmé tant il était dissonant par rapport au consensus idéologique ambiant selon lequel « tout s’achète et tout se vend » au royaume de la marchandise. Vu le degré actuel d’asservissement du système capitaliste à la loi du profit maximum et à la logique de la rentabilité immédiate, dans cet univers monétisé où même « le temps, c’est de l’argent », il semble en effet proprement inconcevable qu’il y ait encore de la gratuité et qu’on puisse encore donner ou recevoir « pour rien » quand tout le monde sait bien qu’« on n’a rien pour rien ».

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vendredi 3 janvier 2020

Légalité de l’immoralité

En 2009, l’assureur AIG (American International Group), renfloué par le gouvernement américain à coups de centaines de millions de dollars, s’était servi d’une partie de la manne reçue pour payer des primes substantielles à ses dirigeants et cadres supérieurs, ceux-là mêmes qui l’avaient si magistralement précipité dans le gouffre financier, le prétexte à une telle largesse étant que ces primes devaient être versées puisqu’elles étaient expressément prévues par contrat.

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vendredi 13 décembre 2019

En suivant Rosa Luxemburg (IV). Au service de l'accumulation du capital (2)

Dans le dernier chapitre de son Introduction à l’économie politique, Rosa Luxemburg analyse l'évolution de l'économie mondiale sur le long temps historique : où l'on voit la plus grande partie de l’humanité, au service de l'accumulation du capital, avancer sous le bât du travail, souffrir de privation et de maux innombrables.

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