éditions Agone

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mercredi 17 juin 2020

En suivant Rosa Luxemburg (XII) Du capitalisme à son dehors

Paru au début de l’année 1913, L’Accumulation du capital va déclencher dans les rangs de la social-démocratie allemande, puis européenne, une polémique due en grande partie à l’identité politique de l’auteure. Ce n’est que bien plus tard, lorsque seront apparues les conditions d’une réception pacifiée, que l’apport de l’ouvrage sera reconnu, même si Rosa Luxemburg est davantage célébrée pour ses intuitions que pour les élaborations techniques auxquelles elles donnent lieu. Les post-keynésiens reprendront ainsi la question des débouchés tandis qu’une certaine anthropologie marxiste française s’intéressera au problème de l’articulation des modes de production, entrevu par Luxemburg.

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mardi 26 mai 2020

En suivant Rosa Luxemburg (XII) La reproduction du capital social global

L’importance de l’ouvrage de L’Accumulation du capital tient en premier lieu à son ambition tout à fait singulière. En effet, Rosa Luxemburg corrige Marx en revenant sur le problème central de la « reproduction du capital social global » sous sa forme la plus générale : comment le capitalisme peut-il exister et se perpétuer ?

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mercredi 13 mai 2020

En suivant Rosa Luxemburg (XI) Contre le « socialisme de la chaire »

La Weltpolitik et le partage du monde trouvent leur reflet déformé au sein de la « science allemande », et notamment de l’économie politique, dont les penseurs sont de plus en plus préoccupés par les rapports entre capitalisme et nation.

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jeudi 7 mai 2020

En suivant Rosa Luxemburg (XI) Genèse de « L'Accumulation du capital »

Paru en 1913, L’Accumulation du capital est sans conteste l’œuvre centrale de Rosa Luxemburg. En effet, même si le livre diffère, par sa forme « scientifique », des textes d’intervention qui ont fait la réputation politique de Luxemburg, il représente en réalité la poursuite, sur un autre terrain, de la défense sans faille de la dimension révolutionnaire du marxisme à laquelle Luxemburg a consacré sa vie.

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lundi 13 janvier 2020

La gratuité contre les eaux tièdes du réformisme

Un thème a ressurgi dans le débat public, qui semblait complètement périmé tant il était dissonant par rapport au consensus idéologique ambiant selon lequel « tout s’achète et tout se vend » au royaume de la marchandise. Vu le degré actuel d’asservissement du système capitaliste à la loi du profit maximum et à la logique de la rentabilité immédiate, dans cet univers monétisé où même « le temps, c’est de l’argent », il semble en effet proprement inconcevable qu’il y ait encore de la gratuité et qu’on puisse encore donner ou recevoir « pour rien » quand tout le monde sait bien qu’« on n’a rien pour rien ».

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vendredi 3 janvier 2020

Légalité de l’immoralité

En 2009, l’assureur AIG (American International Group), renfloué par le gouvernement américain à coups de centaines de millions de dollars, s’était servi d’une partie de la manne reçue pour payer des primes substantielles à ses dirigeants et cadres supérieurs, ceux-là mêmes qui l’avaient si magistralement précipité dans le gouffre financier, le prétexte à une telle largesse étant que ces primes devaient être versées puisqu’elles étaient expressément prévues par contrat.

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vendredi 13 décembre 2019

En suivant Rosa Luxemburg (IV). Au service de l'accumulation du capital (2)

Dans le dernier chapitre de son Introduction à l’économie politique, Rosa Luxemburg analyse l'évolution de l'économie mondiale sur le long temps historique : où l'on voit la plus grande partie de l’humanité, au service de l'accumulation du capital, avancer sous le bât du travail, souffrir de privation et de maux innombrables.

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vendredi 6 décembre 2019

En suivant Rosa Luxemburg (IV). Des bottes et du pain (1)

L’Accumulation du capital et l’Introduction à l’économie politique sont deux ouvrages de Rosa Luxemburg qui entrent très souvent en résonance, notamment le chapitre sur « la dissolution de la société communiste primitive » ou le dernier sur « les tendances de l’économie mondiale ». Les emprunts de l’un à l’autre sont nombreux, et certains passages prévus pour l’Introduction se retrouvent dans l’Accumulation. Rien de surprenant à cela : Rosa Luxemburg travaille à ces ouvrages alors qu’elle enseigne l’économie politique à l’école centrale du SPD à Berlin, et ses lectures des classiques et de Marx (livres II et III du Capital) irriguent ses notes de cours, ses interventions et ses publications de cette période. L’extrait ci-dessous, issu du chapitre « La production marchande », montre comment Rosa Luxemburg, avec son humour si caractéristique, reprend pour ses élèves les chapitres 2 et 3 du premier Livre du Capital.

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vendredi 29 novembre 2019

En suivant Rosa Luxemburg (III). Les livres ont leur destin (2)

L’accumulation est impossible dans un milieu exclusivement capitaliste. De là résultent, dès la naissance du capital, son besoin d’expansion dans des pays et des couches non capitalistes, la ruine de l’artisanat et de la paysannerie, la prolétarisation des couches moyennes, la politique coloniale (la politique d’« ouverture » de marchés), l’exportation de capitaux.

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mercredi 2 octobre 2019

Horreurs de jeunesse

Après une ère paléolithique qui laissait bien augurer de l’avenir, l’humanité a opéré la révolution dite néolithique qui, à ses débuts, semblait elle aussi pleine de promesses mais qui a donné ensuite des signes de plus en plus inquiétants à mesure que se révélaient les effets contradictoires des progrès de la « civilisation »…

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