éditions Agone

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 19 avril 2020

Soixante-dix ans après Orwell (XIII) Voyages en train et injustices sociales

En dépit de l’épouvantable surpopulation dans les trains (seize personnes dans un compartiment conçu pour dix est une chose relativement normale de nos jours), je constate que la distinction entre première et troisième classe a fait un retour définitif…

Lire la suite...

vendredi 17 avril 2020

Pertes et profits du XXe siècle (VI) Autoportrait de l’historien en franc-tireur

En 2006, l'historien britannique Eric Hobsbawm revenait sur son travail d’historien au regard de son engagement politique, de l’évolution du mouvement ouvrier, de l’expérience du Front populaire, remettant en perspective les quatre volumes de son histoire du monde depuis le XVIIIe siècle.

Lire la suite...

mercredi 15 avril 2020

Avant-après

On aura peut-être noté qu’en ces temps d’introspection forcée – confinement oblige – les examens de conscience se multiplient, depuis les sommités de l’État et du monde politique, jusqu’aux plus conformistes des éditorialistes de presse et des communicants de service, et qu’on entend s’exprimer un sentiment nouveau, auquel tous ces gens-là ne nous avaient guère habitués jusqu’ici…

Lire la suite...

dimanche 12 avril 2020

Soixante-dix ans après Orwell (XII) La juste colère d’un chauffeur de taxi

Vers la fin de 1936, alors que je traversais Paris avant de me rendre en Espagne, je devais aller voir quelqu’un dont l’adresse ne me disait rien, et j’ai pensé que prendre un taxi serait sans doute la façon la plus rapide de trouver l’endroit…

Lire la suite...

vendredi 10 avril 2020

Shakespeare in blog (X) La nature du projet

Comme un traducteur qui s’est donné les moyens de prendre tout son temps (il faut bien dire que lorsqu’on traduit les Sonnets de Shakespeare, déjà traduits, ne serait-ce qu’en français, au moins une quinzaine de fois, c’est la moindre des choses), regardant plus souvent que lisant, Pascal Poyet continue d’avancer sa traduction, rarement plus de deux pas en avant, un en arrière, revenant même parfois plus loin en arrière pour être vraiment sûr du pas accompli. Il ne recule pas – puisqu’il a déjà touché le sonnet 152 (sur 154). À le voir faire, l’image qui me vient maintenant est celle du grimpeur qui prépare sa voie en solo (sans assurance), qui doit repérer puis apprendre toutes les prises, pour être sûr qu’en partant de là il arrivera bien là en passant par ici et ici. Le grimpeur qui s’est trompé peut perdre la vie. Certes, on n’a jamais vu de traducteur s’étant trompé arrivé à cette extrémité. Et pourtant…

Lire la suite...

lundi 6 avril 2020

Épatantes dignités

Longtemps deux écoles s’affrontèrent, non sans animosité. Il y avait ceux qui préféraient Hammett, il y avait ceux qui préféraient Chandler. Irréductible. Mais avant ?…

Lire la suite...

dimanche 5 avril 2020

Soixante-dix ans après Orwell (XI) Le bombardement des populations civiles

Le pamphlet de Miss Vera Brittain intitulé Le Germe du chaos est une charge éloquente contre les bombardements aveugles ou d’« anéantissement »…

Lire la suite...

jeudi 2 avril 2020

Pertes et profits du XXe siècle (VII) Une fatwa française contre Hobsbawm

En 2011, revenant (encore) sur ce qu’il appelle « L’“affaire Hobsbawm” », Pierre Nora raconte qu’il « entend encore François Furet [lui] répéter, goguenard devant [s]es hésitations [à éditer The Age of Extremes] : « Mais traduis-le, bon sang ! Ce n’est pas le premier mauvais livre que tu publieras. » Toutefois, non seulement Nora ne suivit pas les conseils de son illustre beau-frère, mais il assuma pour l’édition française la position du censeur. En préface à la réédition de L'Ère des extrêmes, Serge finit le dévoilement commencé voilà vingt ans dans son analyse du « Maccarthysme éditorial ».

Lire la suite...

mardi 31 mars 2020

En suivant Rosa Luxemburg (X) Une pensée qui appartient au prolétariat révolutionnaire

Clara Zetkin se trouve dans sa ville de Stuttgart quand elle apprend le 17 janvier par la presse la mort de Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg. Elle écrit alors une lettre désespérée et poignante à Mathilde Jacob, dans laquelle elle affirme sa volonté de sauver et transmettre ce qu’elle nomme « l’héritage précieux, vivant » que constituent les travaux de Rosa Luxemburg.

Lire la suite...

dimanche 29 mars 2020

Soixante-dix ans après Orwell (X) Éloges buccoliques

Un lecteur me reproche d’être « négatif » et « toujours en train de critiquer ». Le fait est que nous vivons à une époque où les raisons de se réjouir ne sont pas nombreuses. Pourtant, j’aime faire des éloges quand il y a quelque chose à louer.

Lire la suite...

- page 3 de 58 -