éditions Agone

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Tout le reste est littérature

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lundi 15 juillet 2019

Aventures (III) Tribulations d’un Anglais en Chine

Vers 1850, Robert Fortune, botaniste anglais quelque peu porté sur l’aventure, entreprend de rapporter des plants de thé noir de Chine…

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vendredi 12 juillet 2019

Un été en prison (II) Mon ami Chester Erdheim

Ce n’est qu'une fois le quotidien de JMarc Rouillan redevenu carcéral à plein temps que l’écrivain est revenu habiter le détenu. Cette réincarcération (aux Baumettes, Marseille) n’a toutefois pas été aussitôt suivie par le retour pavlovien de l’écriture. Ce retout fut perturbé par une hospitalisation d’urgence qui allait déboucher sur le diagnostic d’une histiocytose rare, dite maladie de Chester-Erdheim…

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lundi 8 juillet 2019

Aventures (II) L’explorateur n’est plus ce qu’il était

On peut se demander si aujourd’hui les enfants habitués aux jeux électroniques et aux dessins animés japonais rêvent encore, comme les gamins d’autrefois, d’être des explorateurs… Sur les cartes du monde, il y avait encore de grands endroits blancs, marqués « terres vierges ».

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vendredi 5 juillet 2019

Un été en prison (I) Le temps de la scintigraphie

Chez le « militant politique professionnel » qu’est JMarc Rouillan, l'écriture est indissociablement liée à l'expérience carcérale. Indissociable de la poursuite du combat politique par d'autres moyens – ainsi le premier livre, Dix ans d'Action directe, (écrit en prison au milieu des années 1990) est-il qualifié par l’auteur d’« acte de résistance contre l’effacement de nos mémoires ». Indissociable également de la lutte pour la survie : l'écriture est un antidote aux dégâts de la détention en longue peine. Écrite alors que l'auteur est de retour en prison (où il passera deux ans pour avoir donné à la presse un entretien), cette série de six textes que nous rééditons cet été est exemplaire de ce processus.

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mardi 2 juillet 2019

Aventures (I) Le paradis de l’innocence

Depuis la fin de l'été 2018, nous rééditons un choix de chroniques qu'Évelyne Pieiller a consacrées à l'actualité culturelle (musique et littérature surtout) de 1981 à 1995, parues dans l’hebdomadaire du Parti communiste français, Révolution. Pour guider nos choix, au filtre qu'impose l'épreuve du temps, nous avons ajouté le tri de ce qui semble mettre en pratique une définition de la culture populaire croisant différentes acceptions du terme : qui s'adresse au plus grand nombre sans manquer d'exigence, et qui ne vient pas forcément du peuple ni ne fournit à la bourgeoisie une version du peuple sur mesure. La série « Aventures », que nous donnons cet été, est parue un autre été, il y a vingt-cinq ans, et continue cette exploration autant qu'expérimentation de l’âme de la littérature populaire.

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mardi 25 juin 2019

Shakespeare in blog (IV) Mensonges et récits de seconde main

Poursuivant l'exposition de son work in progress (ainsi qu'on dit justement en français comme en anglais), Pascal Poyet continue de « cartographier » sa lecture des Sonnets de Shakespeare parce que la compréhension, selon lui, ne suit pas la question de savoir ce que l'auteur a voulu dire mais seulement d'avoir vraiment et seulement lu ce que l'auteur a écrit : le sens est là Discutant de ce chemin (de la primauté du sens et de la compréhension) avec un autre traducteur (d'une autre langue), celui-ci conclut qu'« il nous arrive souvent de construire un labyrinthe de miroirs (de réflexions) pour trouver une issue, qui est souvent tout prêt. Après tout, les traductions ne sont que les approximations aussi précises que possible d’un imaginaire qui reconstruit dans une autre langue l’espace que nous avons en commun avec l’auteur ».

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vendredi 21 juin 2019

Le premier mot à dire pour gagner sa liberté

C'est désormais une cause entendue : Philip K. Dick est un des plus grands écrivains de science-fiction du XXe siècle et très certainement un des faiseurs de monde les plus impressionnants qui soient. Enfin, faiseur de monde… Il serait plus exact de dire « défaiseur ».

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jeudi 6 juin 2019

La mémoire du futur

Il y a deux siècles, l'humain français et avoisinant subit une secousse proprement bouleversante : ce n'est pas tant ce qu'on nomme, de façon magnifique mais un peu vague, « Révolution » qui le bouleversa qu'à proprement parler le procès intenté au roi. Car c'était alors accepter, pour la première fois, de juger l'individu Louis – celui qu'on allait bientôt baptiser « le citoyen Capet ». Le roi n'était plus ce vase mystique dépositaire de la royauté, il était maintenant un parmi d'autres, un ressortissant ordinaire, précisément parce qu'il avait, en s'enfuyant, déserté cette « élection » divine, parce qu'il n'avait plus alors fait montre que de sa simple humanité.

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mercredi 29 mai 2019

Shakespeare in blog (III) Traduire, mais…

D’une exposition à l’autre de sa traduction des Sonnets de Shakespeare, la conception que s’en fait Pascal Poyet se fait plus précise. (Où il prend ses distances avec la conception que s’en faisait Bernard Hœpffner que j’érige ici en porte-étendard d’une position que je qualifierais de « texte libre d’auteur ».) Insister sur le moment de la lecture et établir le primat du voir sur le comprendre, du texte sur les sous-textes, contextes et prétextes, revient à mettre entre parenthèses l’interprétation, à en brider les libertés. Regarder ce que l’auteur a écrit, quels mots il a agencés de quelle manière – et ne rien chercher d’autre pour le moment. Enfin se dire qu’on a (peut-être) compris ce que l’auteur a voulu dire. La mise en évidence de ces trivialités n’est pas le moins important dans l’exposition par Pascal Poyet de sa traduction des Sonnets de Shakespeare

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mercredi 22 mai 2019

Moby Dick à Dublin

Tout le monde connaît Ray Bradbury pour ses Chroniques martiennes. Il est estampillé science-fiction, le genre humaniste, sympathique et lisible, l’anti-Dick. Comme souvent, la réputation est partielle et frôle le malentendu.

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