éditions Agone

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Tout le reste est littérature

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vendredi 24 janvier 2020

Shakespeare in blog (VIII) J’ai dormi, j’ai fait le mort

Où l’on voit comment, d’un sonnet à l’autre, la décision du traducteur pour un sens ou un autre de tel mot dans tel vers de tel sonnet dépend de plus en plus d’un ensemble de plus en plus important de sonnets : ne sont pas seulement mobilisés la position, les relations, les rimes et les associations mais aussi le nombre d’occurrences et les contextes pour réduire les ambivalences, ramener la polysémie initiale au choix qui s’impose à la fin de l’enquête de Pascal Poyet, un mot après l’autre.

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samedi 18 janvier 2020

Soixante-dix ans après Orwell (I) Dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre (3)

La méthode des chroniques « À ma guise » est, pour une large part, celle du petit fait politiquement significatif…

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mercredi 8 janvier 2020

Les beautés de l'étonnement

C'est une chose stupéfiante que notre ignorance : en une époque où on est gavé de bouts de savoir, le citoyen ordinaire ne sait toujours pas ce que sont le temps et l’espace…

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lundi 6 janvier 2020

Shakespeare in blog (VII) Dix-huit traductions du sonnet 84

Dans l'« Avertissement » qu'en traducteur Bernard Hœpffner a donné aux Sonnets de Shakespeare en 1999, il commence par signaler les nombreuses traductions disponibles, qui se justifient, pour lui, « du fait de l'extraordinaire richesse de ces sonnets : chaque traduction privilégie certains de leurs aspects et en écarte d’autres »…

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samedi 7 décembre 2019

Shakespeare in blog (VI) L'ambition de Shakespeare

Persévérant, d'une exposition à l'autre, Pascal Poyet continue à repousser le moment de la lecture des sonnets qu'il s'apprête à traduire (et donc le moment où il donnera à en lire une traduction) : avant de chercher à comprendre ce que signifient les mots, il s'agit de regarder leurs dispositions, les positions qu'ils occupent les uns par rapport aux autres, en particulier lorsqu'ils résonnent de la même façon. Le sens arrivera bien assez tôt, et comme de lui-même.

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mercredi 4 décembre 2019

Des petites humanités et le ciel qui passe

On se met de temps en temps à parler des romancières anglaises avec un ravissement surpris. On a bien raison. De Jane Austen aux sœurs Brontë, de Fanny Burnett à Virginia Woolf, de Madame Radcliffe à Agatha Christie, les dames de Grande-Bretagne ont su très tôt prendre la plume et la parole, de façon incomparable.

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mercredi 13 novembre 2019

Les âmes et les armes

En 1960 paraissait un livre destiné à devenir un classique absolu de la science-fiction, Un Cantique pour Leibowitz de Walter M. Miller. Les malheureux qui, nés trop tard dans un monde trop vieux, ont cherché à lire ce livre qu’on nommait partout un chef d’œuvre ont dû aller fouiner pendant des années dans les bibliothèque…

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samedi 14 septembre 2019

Shakespeare in blog (V) Le genre de la deuxième personne (2)

Pourquoi traduire à nouveaux les Sonnets de Shakespeare ? Bien sûr, la grandeur de ce classique de la langue anglaise. Toutefois, comme on a déjà vu, ces sonnets ont déjà été très traduits – et en rien passablement. Le traducteur explicite son propre intérêt au fil de chaque exposition. Mais il y a quelque chose de plus. Au moins chez l'éditeur qui pousse le traducteur à rendre son propos aussi évident que possible. Pour transmettre une lecture (une traduction) qui tourne le dos à l'abscons, au précieux, aux réinventions modernes de l'exotisme qu'abrite le siècle élisabéthain comme tout autre civilisation lointaine. Et rendre l'expérience dont il rend compte (essentiellement une expérience amoureuse) enfin commune – par la « reconstruction dans une autre langue de l’espace commun avec l’auteur », avons-nous déjà dit. Transmettre de la compréhension. Parce que cela seul émancipe.

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vendredi 6 septembre 2019

Shakespeare in blog (V) Le genre de la deuxième personne (1)

On voit bien désormais de quelle manière Pascal Poyet traduit les Sonnets de Shakespeare. On a parlé de « cartographie » pour dire l'importance qu'il donne à la position relative des mots dans l'ensemble des sonnets. Lorsqu'on lui demande de préciser, le traducteur précise qu'il met au jour le sens des mots et groupes de mots en même temps que leur position au sein du texte, prenant en compte « quantité de paramètres qui vont bien au-delà de la seule signification -- comme par exemple, entre autres, la signification que le mot ou le groupe de mots n'a pas ici ». Cette pratique de découvertedu dessin préalable à celle du desseind'un texte, le traducteur l'appelle plus simplement « lire » ce que l'auteur a écrit.

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lundi 2 septembre 2019

Aventures (VI) L'île au rhum

Il serait difficile de clore ce petit feuilleton estival et aventurier sans évoquer les seigneurs noirs de nos rêves d’enfance, les affreux, les sanguinaires, les merveilleux pirates.

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