éditions Agone

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Révolution sociale ou barbarie

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dimanche 27 septembre 2020

Soixante-dix ans après Orwell (XXXI) Sur l’édition ukrainienne de « La Ferme des animaux »

En 1945, après que le conte satirique d’Orwell Animal Farm soit paru en Grande-Bretagne, non sans quelques difficultés (dues à l’autocensure des éditeurs craignant que la critique de la trahison par les bolcheviques de la révolution russe mette en délicatesse la politique gouvernementale d’alliance avec l'Union soviétique), sa diffusion posa aussi quelques problèmes. Ainsi l’édition ukrainienne (la seule qu’Orwell a préfacée), après avoir touché quelques lecteurs, fut saisie par les autorités militaires américaines en Allemagne et remise à l’Armée rouge pour être envoyée au pilon.

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dimanche 20 septembre 2020

Malheureux comme Orwell en France (IV) Les deux faces de la même monnaie

Pour rebondir sur certains commentaires (et quelques silences) en réaction à l'article (et ses interminables archives) mis en ligne la semaine dernière, nous donnons plusieurs remarques et un choix de citations d’Orwell.

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dimanche 13 septembre 2020

Malheureux comme Orwell en France (II) Qui veut tuer son maître l’accuse de la rage

« En 1996 – puis encore une fois en 2002 –, écrivait Simon Leys en 2006, d’indécrottables staliniens lancèrent puis exploitèrent une rumeur selon laquelle Orwell n’aurait été qu’un vil indicateur de police. » Treize ans après, sans qu’aucune nouvelle pièce à charge n’ait été apportée au dossier, la même rumeur est exploitée aux mêmes fins par le même genre d’individu.

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Malheureux comme Orwell en France (III) L’affaire de la « liste noire » (1)

En complément du texte d’analyse que nous venons de donner, nous avons réuni ci-dessous un ensemble de pièces aussi complet que possible pour que tout un chacun puisse se faire une idée de cette affaire montée en épingle à des fins douteuses.

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Malheureux comme Orwell en France (III) L’affaire de la « liste noire » (2)

En 1997, le principal éditeur français d’Orwell, Ivrea-Encyclopédie des nuisances, édite une brochure, George Orwell devant ses calomniateurs. Quelques observations. Bien qu’antérieure à la diffusion de la liste d’Orwell (en 2003), cette analyse donne l’essentiel de l’affaire (et en particulier le rôle de la presse française), qui tient moins aux faits et moins encore à la vie et à l’œuvre d’Orwell qu’à une attitude intellectuelle formée à « l’école stalinienne de la falsification ». En voici de larges extraits :

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Malheureux comme Orwell en France (III) L’affaire de la « liste noire » (3)

En 1998, le dernier volume des œuvres complètes d’Orwell donne le contexte d’établissement de sa liste « des cryptocommunistes et des compagnons de route » ainsi que de la nature ses relations avec l’Information Research Department :

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Malheureux comme Orwell en France (III) L’affaire de la « liste noire » (4)

En 1999 paraît le premier livre à charge cité par Annie Lacroix-Riz, seul traduit en français (en 2003) et consacré à la CIA et à culture de guerre froide : Frances Stonor Saunders y traite en trois pages de l’affaire de la « liste noire » d’Orwell dans un chapitre intitulé « Les furies de garde » (formule qui donne assez bien le ton général acrimonieux de l’ouvrage). Nous en donnons de larges extraits ici :

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Malheureux comme Orwell en France (III) L’affaire de la « liste noire » (5)

En 2002, paraît un livre de Christopher Hitchens sur Orwell. Dans un chapitre que James Smith qualifiera de « défense pure et simple », le journaliste américain revient sur « La “liste” » – dont voici de larges extraits :

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Malheureux comme Orwell en France (III) L’affaire de la « liste noire » (6)

Le25 septembre 2003, dans la New York Review of Books, le politologue Tïmothy Garton Ashne livre pas seulement l’analyse la plus de précise (et la plus complète) de l’affaire de l’« Orwell’s list », mais aussi la première fondée sur la liste de noms effectivement transmise par Orwell. En voici de larges extraits :

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Malheureux comme Orwell en France (III) L’affaire de la « liste noire » (7)

En 2013, un universitaire britannique spécialisé en histoire littéraire publie une étude sur « les écrivains britanniques et la surveillance du MI5 entre 1930 et 1960 ». S’il n’apporte aucune information supplémentaire sur l’affaire de la « liste noire », cet auteur analyse longuement la qualification politique d’Orwell par la propagande d’État, et surtout la nature de la trahison dont l’écrivain a fait l’objet, plutôt que celle qu’il aurait commise. L’ouvrage de James Smith commence ainsi :

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