éditions Agone

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Tag - science-fiction

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samedi 16 mars 2019

Pour que les humains accomplissent leur humanité

Norman Spinrad est un empêcheur de penser en rond. À intervalles réguliers, il vient rappeler avec la force rigolarde des grands ironistes que ce monde où on vit est une petite épouvante mais qu'en comprendre le fonctionnement rend, et plus intelligent, et plus libre de tenter de le modifier.

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samedi 2 mars 2019

L'ombre des maîtres. Dick est mort (2 mars 1982)

C’est la France qui a fait le succès de Philip K. Dick. Aux États-Unis, sa réputation de drogué paranoïaque de gauche ne lui a pas vraiment réussi. Et de surcroît,la sçience-fiction américaine, lorsqu’il a fait ses débuts, s’adonnait frénétiquement à la technologie : ce qui n’était pas vraiment son idée fixe, à Dick. Lui, son monde, c’est la spéculative-fiction, SF toujours, mais à des années-lumière des heroic-fantasies et autres space-operas. Lui, ce qui le fascine, c'est le statut du réel : qu’en est-il de notre liberté ?

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samedi 23 février 2019

Le fil du temps

C'est une petite musique de nuit. Pas un best-seller, par un chef d’œuvre oublié. Rien qu'une déambulation de grand gamin qui n'arriva pas à grandir, et qui d'ailleurs n'y tient pas.

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samedi 12 janvier 2019

L'empire du soleil selon J. G. Ballard

J. G. Ballard est un grand écrivain de science-fiction. Ballard est né en Chine, de parents anglais, et a eu une enfance placée sous le signe de la guerre et de la démesure. Sa ville natale, Shanghai, il ne l’a connue que misérable et folle, entre la guerre sino-japonaise et la Seconde Guerre mondiale, semée de cadavres, énorme, engloutissante. Son adolescence, il l’a passée dans un camp de prisonniers, minés par la faim et les maladies. C’est de ces souvenirs-là que part L'Empire du Soleil. Ce roman n’est pas de la science-fiction. Et ce n’est pas pour autant une autobiographie. Encore moins un documentaire.

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samedi 5 janvier 2019

Petites nouvelles de la Terre

Walter Benjamin écrivait de temps en temps pour la radio. Avec modestie et ambition. Il rêvait de donner, par des pièces radiophoniques sournoisement pédagogiques, le goût de son histoire et des débats d’idées. Dans l’une d’elles, il suppose des Martiens – des Vénusiens, peut-être ?…

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samedi 15 décembre 2018

Bienvenue dans notre cauchemar (I)

Au XIXe siècle, les villes de Grande-Bretagne se mirent à pousser dans toutes les directions, tandis que les campagnes se vidaient ; c'était le temps du progrès, la science était inventive et prospère, l'industrie s'épanouissait, les chômeurs, les prostituées et les enfants mendiants étaient la rançon attristante mais inévitable de cette grande course vers l’enrichissement qu'on qualifiait sereinement de « national », le bonheur se dégustait à l’intérieur du foyer, entre les fauteuils tendus de chintz, la vapeur de la théière, les travaux d'aiguille de la maîtresse de maison et les fenêtres soigneusement fermées, l’idéal était simple et revigorant : aimer sa famille, être digne et vertueux, ne pas se faire remarquer, gagner de l'argent et honorer la patrie.

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samedi 1 décembre 2018

Qu'est-ce qui fait tik-tok ?

Ray Bradbury devait venir [au printemps 1986] en France pour la promotion de son dernier roman, La solitude est un cercueil de verre, il ne viendra pas, c’est la faute à Kadhafi…

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dimanche 30 septembre 2018

L'Apocalypse en hausse

Finis les temps heureux où la science-fiction se contentait d'exciter la crise, de la survolter pour en faire jouer toutes les étonnantes possibilités. Finis les temps, somme toute paisibles, où elle s'occupait de tout ce qui risquait de devenir cauchemar. Maintenant elle batifole dans les zones qui apparaitront quand le cauchemar aura eu lieu. La SF n'est plus l'investigatrice de toutes les menaces, elle est exploratrice de la survie.

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samedi 29 septembre 2018

Le sens de la vie, mardi prochain

Contrairement à ce qu'on pense souvent, la science-fiction, c'est difficile. Comme le rock, d'ailleurs. Sous prétexte qu'elle s'épanouit souvent dans des collections de poche, sous des couvertures aguichantes, et qu'elle fait partie de la « littérature populaire », si tant est que cela existe encore, on se dit, livres pour les masses, ou les jeunes, divertissement futile, et de surcroît tordu, à dégager.

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