L’agression verbale dont a été victime l’académicien Alain Finkielkraut le samedi 16 février, en marge de la manifestation des « gilets jaunes », a relancé la polémique sur le rôle joué par l’extrême droite dans ce mouvement. Je m’empresse de souligner que je condamne moi aussi fermement les insultes antisémites dont cette personnalité a été l’objet. Le parquet de Paris a porté plainte. C’est désormais à la justice de faire son travail. La question qu’on est néanmoins en droit de se poser concerne le traitement médiatique de cette affaire, qui a fait l’objet d’une dénonciation unanime et la une de l’actualité pendant plusieurs jours.