Les périodiques se font périodiquement les échos des cris d'orfraie du landerneau éditorial sur les dangers de la concentration éditoriale. Le bruit est sorti des pages spécialisées avec le rachat par Lagardère de Vivendi Universal Publishing, finalement cédé au fond d'investissement Wendel sous le nom d'Editis. Par la suite, plus discrètement, avant d'être revendu à la multinationale espagnole Planeta, Editis a gonflé de onze éditeurs. Depuis la même période, plus discrètement encore, ce sont douze maisons que la holding Actes Sud Participation a plus ou moins intégré complètement. Pourquoi s'étonner de pareilles réussites ? Préparées par les opérations de fusion et concentration qui les ont précédées, où éditeurs et auteurs y jouent leurs partitions.