éditions Agone

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Tag - Shakespeare-William

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samedi 11 mai 2019

Shakespeare in blog (II) Comment je parle

En 1999, lorsque Bernard Hœpffner livre sa traduction des Sonnets à Mille et un nuits, il affirme n'avoir rendu qu'une seule des deux versions qu'il avait traduites : « Deux versions complètement différentes ?! — À peu près… — Pour la forme, mais aussi le sens ?! — Naturellement. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai produit deux versions. D'ailleurs, j'aurais pu en traduire comme ça une infinité d'autres. Seul le temps m'a manqué… — Et tu as donné à ton éditeur la version que tu as trouvé la plus réussie ? — Non. Elles se valent… » Pour qui a eu la chance de connaître Bernard Hœpffner, ce dialogue est tout à réaliste. Ne serait-ce que pour les facéties habituelles de sa « pédagogie littéraire » et l'impossibilité à démêler le vrai du faux. On a commencé à voir quelle conception de la traduction Pascal Poyet expose, qui continue ici.

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dimanche 5 mai 2019

Shakespeare in blog (I) Choisir ses mots

Depuis un demi-siècle, lesdits sonnets de Shakespeare on fait l'objet d'une vingtaine de traductions françaises, chez presque autant d'éditeurs, souvent le fait de poètes, plus ou moins reconnus à l'instar de Pierre Jean Jouve (en 1969) et Yves Bonnefoy (en 1994), de romanciers comme Henri Thomas (en 1995) mais aussi d'un éminent militant de gauche comme André Prudhommeaux (en 1990), et bien sûr de traducteur professionnels, dont le regretté Bernard Hœpffner (en 1999). Certaines versions éditées des Sonnets l'ont été avec des commentaires. À ma connaissance, aucun traducteur n'a livré, en place des gloses, l'exposition de sa « façon de traduire ». C'est ce que fait ici Pascal Poyet en « partant d'un travail de traduction déjà avancé, que cette exposition remet sinon en question, du moins en chantier »…

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