éditions Agone

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Shakespeare-William

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi 25 juin 2019

Shakespeare in blog (IV) Mensonges et récits de seconde main

Le Sonnet 152 de Shakespeare est le dernier d’une séquence de vingt-cinq, tous dédiés et pour la plupart adressés à celle qu’il appelle my mistress. Le pronom toi, thee, rime avec le pronom toi, thee, deux vers au-dessous. Sauf erreur, c’est la seule fois dans la totalité du cycle des sonnets qu’un mot rime avec lui-même. Est-ce une rime ?…

Lire la suite...

mercredi 29 mai 2019

Shakespeare in blog (III) Traduire, mais…

D’une exposition à l’autre de sa traduction des Sonnets de Shakespeare, la conception que s’en fait Pascal Poyet se fait plus précise. (Où il prend ses distances avec la conception que s’en faisait Bernard Hœpffner que j’érige ici en porte-étendard d’une position que je qualifierais de « texte libre d’auteur ».) Insister sur le moment de la lecture et établir le primat du voir sur le comprendre, du texte sur les sous-textes, contextes et prétextes, revient à mettre entre parenthèses l’interprétation, à en brider les libertés. Regarder ce que l’auteur a écrit, quels mots il a agencés de quelle manière – et ne rien chercher d’autre pour le moment. Enfin se dire qu’on a (peut-être) compris ce que l’auteur a voulu dire. La mise en évidence de ces trivialités n’est pas le moins important dans l’exposition par Pascal Poyet de sa traduction des Sonnets de Shakespeare

Lire la suite...

samedi 11 mai 2019

Shakespeare in blog (II) Comment je parle

En 1999, lorsque Bernard Hœpffner livre sa traduction des Sonnets à Mille et un nuits, il affirme n'avoir rendu qu'une seule des deux versions qu'il avait traduites : « Deux versions complètement différentes ?! — À peu près… — Pour la forme, mais aussi le sens ?! — Naturellement. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai produit deux versions. D'ailleurs, j'aurais pu en traduire comme ça une infinité d'autres. Seul le temps m'a manqué… — Et tu as donné à ton éditeur la version que tu as trouvé la plus réussie ? — Non. Elles se valent… » Pour qui a eu la chance de connaître Bernard Hœpffner, ce dialogue est tout à réaliste. Ne serait-ce que pour les facéties habituelles de sa « pédagogie littéraire » et l'impossibilité à démêler le vrai du faux. On a commencé à voir quelle conception de la traduction Pascal Poyet expose, qui continue ici.

Lire la suite...

dimanche 5 mai 2019

Shakespeare in blog (I) Choisir ses mots

Depuis un demi-siècle, lesdits sonnets de Shakespeare on fait l'objet d'une vingtaine de traductions françaises, chez presque autant d'éditeurs, souvent le fait de poètes, plus ou moins reconnus à l'instar de Pierre Jean Jouve (en 1969) et Yves Bonnefoy (en 1994), de romanciers comme Henri Thomas (en 1995) mais aussi d'un éminent militant de gauche comme André Prudhommeaux (en 1990), et bien sûr de traducteur professionnels, dont le regretté Bernard Hœpffner (en 1999). Certaines versions éditées des Sonnets l'ont été avec des commentaires. À ma connaissance, aucun traducteur n'a livré, en place des gloses, l'exposition de sa « façon de traduire ». C'est ce que fait ici Pascal Poyet en « partant d'un travail de traduction déjà avancé, que cette exposition remet sinon en question, du moins en chantier »…

Lire la suite...