éditions Agone

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dimanche 7 mai 2017

Les larmes de Michelet

Dans sa Préface à la réédition de son Histoire de la Révolution, Michelet écrivait : « Les idées d’intérêt, de bien-être, qui ne peuvent manquer en nulle Révolution, en la nôtre pourtant sont restées secondaires. (…) Oui la Révolution fut désintéressée. C’est son côté sublime. (…) Le monde en tressaillit. L’Europe délira. (…) Inoubliables jours ! (…) L’incroyable bonheur de retrouver cela si vivant, si brûlant, après soixante années, m’avait grandi le cœur d’une joie héroïque, et mon papier semblait enivré de mes larmes… »

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dimanche 8 novembre 2015

En attendant…

Dans mon jardin pousse un pommier. Au printemps, dès qu’il commence à bourgeonner, il est envahi par les fourmis. On les voit se lancer à l’assaut du tronc, jusqu’à l’extrémité des ultimes rameaux, en longues files empressées, les unes montantes, les autres descendantes, dans un va-et-vient fébrile.…

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dimanche 12 mai 2013

Tête de gondole

Après la revigorante nouvelle de l’élection d’un pape « ami des pauvres » (y aurait-il donc chez les vicaires du Christ et leurs ouailles des gens qui seraient mal disposés envers les pauvres ?), nos valeureux médias nous régalent d’une autre information émerveillante : sous le titre « Birmanie : deux ans après la fin de la junte, la société de consommation s’installe », la presse nous apprend que « deux ans après le départ de la junte birmane et l’ouverture au monde d’un pays reclus pendant 50 ans, la révolution s’installe en tête de gondole : les marques du monde entier se ruent sur un marché de 60 millions d’habitants, avide de produits étrangers ».

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mercredi 13 juillet 2011

La gauche et la révolution

La ligne de partage gauche-droite traverse toute l’histoire politique contemporaine, tout particulièrement en France, où elle trouve son point de départ dans la séparation quasi spontanée qui s’est opérée le 28 août 1789, à Paris, dans les travées de la salle du Manège, entre les députés de l’Assemblée constituante partisans d’une monarchie constitutionnelle avec droit de veto royal, qui sont allés s’asseoir ensemble à la droite du président de séance, et les députés favorables à la poursuite de la Révolution et à la rupture avec l’Ancien Régime, qui se sont regroupés à sa gauche. Le rappel de cet acte de naissance marqué par la manifestation d’un antagonisme d’emblée irréductible, n’est pas indifférent, nous allons le voir, pour la compréhension de ce qui se passe aujourd’hui encore dans notre champ politique.

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