Dans le vocabulaire politique et social actuel, l’un des termes les plus caractéristiques est assurément celui de « réforme ». Surtout depuis le triomphe du sarkozysme qui en a fait le thème le plus obsédant de sa propagande, répercuté à satiété par les médias. A vrai dire, ce n’est pas d’hier que le « réformisme » tous azimuts s’est répandu en France. On peut même, plus précisément, remonter aux années 8O, à l’époque où le parti socialiste, renonçant à faire la politique économique et sociale de gauche promise lorsqu’il était dans l’opposition, a entrepris d’effectuer un « recentrage », c’est-à-dire un virage à droite, dont on peut, avec le recul, mesurer les effrayants dégâts dans tous les domaines.