mardi 21 septembre 2010
Par Agone le mardi 21 septembre 2010, 10:54 - La chronique de Jean-Pierre Garnier
Le déplacement des élites néo-petites bourgeoises et leurs franges
faussement marginalisées, les « bobos », clientèle presque exclusive des
partis sociaux-démocrates, participe à la mise en compétition des villes pour
séduire les « investisseurs »,
La (re)conversion d’un ancien quartier populaire en quartier
« branché » sous l’effet conjugué de la dynamique de marché et des
politiques publiques n’est pas le fait d’une fraction de la bourgeoisie,
toujours retranchée dans les « beaux quartiers » traditionnels ou les
banlieues que l’on appelle « résidentielles » pour rappeler le
caractère hypersélectif de l’habitat où elle demeure.
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Par Agone le mardi 21 septembre 2010, 10:23 - La chronique de Jean-Pierre Garnier
Le développement de la « petite bourgeoisie intellectuelle »
correspond à sa fonction historique : concourir à la reproduction des
rapports de domination en tant que classe préposée aux tâches de médiation,
entre celles de direction et d’exécution.
L’installation de nouveaux résidents bien pourvus en capital scolaire et
aux revenus confortables dans certains anciens quartiers populaires localisés
dans les parties centrales des agglomérations aux dépens de leurs habitants
antérieurs qui s’en trouvent, de ce fait, chassés, a déjà donné lieu à une
ample littérature à vocation plus ou moins scientifique.
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