À l’occasion du sacre du roi Obama, nos médias américanolâtres nous ont invités à nous prosterner once more, devant cette admirable démocratie américaine qui, pour la première fois dans son histoire, a décidé de porter un Noir à la présidence. Que la journaille me pardonne d’introduire un bémol dans son Glory Alleluia, mais ça ne fait jamais qu’un siècle et demi environ d’écoulé depuis l’adoption du 14e amendement qui était censé faire des Noirs des citoyens américains à part entière. En réalité ils ont eu droit, pendant tout ce temps, à un pourcentage de lynchés, d’emprisonnés, de condamnés à mort, de morts infantiles, d’illettrés, de chômeurs, de SDF et autres laissés-pour-compte, sans commune mesure avec celui de n’importe quel autre groupe ethnique.