éditions Agone

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Tag - Littérature-populaire

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samedi 5 janvier 2019

Petites nouvelles de la Terre

Walter Benjamin écrivait de temps en temps pour la radio. Avec modestie et ambition. Il rêvait de donner, par des pièces radiophoniques sournoisement pédagogiques, le goût de son histoire et des débats d’idées. Dans l’une d’elles, il suppose des Martiens – des Vénusiens, peut-être ?…

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vendredi 4 janvier 2019

Les « gilets jaunes » et la question démocratique

Le mouvement des Gilets jaunes ne cesse d’embarrasser le pouvoir, ses défenseurs et ses interprètes médiatiques privilégiés. Porté par des personnes entrées par effraction dans l’espace public, il met sur le devant de la scène des questions gênantes. Non pas qu’elles soient nouvelles, mais les gouvernants en ont perdu depuis longtemps les réponses. Ou plutôt, les institutions par lesquelles ils gouvernent se sont largement fondées sur le refoulement de ces questions, leur oubli.

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samedi 15 décembre 2018

Bienvenue dans mon cauchemar

Au XIXe siècle, les villes de Grande-Bretagne se mirent à pousser dans toutes les directions, tandis que les campagnes se vidaient ; c'était le temps du progrès, la science était inventive et prospère, l'industrie s'épanouissait, les chômeurs, les prostituées et les enfants mendiants étaient la rançon attristante mais inévitable de cette grande course vers l’enrichissement qu'on qualifiait sereinement de « national », le bonheur se dégustait à l’intérieur du foyer, entre les fauteuils tendus de chintz, la vapeur de la théière, les travaux d'aiguille de la maîtresse de maison et les fenêtres soigneusement fermées, l’idéal était simple et revigorant : aimer sa famille, être digne et vertueux, ne pas se faire remarquer, gagner de l'argent et honorer la patrie.

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samedi 8 décembre 2018

Vertigo

Quand les premiers romans « gothiques » parurent en Grande-Bretagne à la fin du XVIIIe siècle, ils firent voluptueusement frémir ; ils racontaient des histoires particulièrement déraisonnables, toutes en châteaux moyenâgeux, en spectres insistants, en coïncidences torpillantes. Pas le moindre effort pour avoir l’air un tant soit peu réalistes et crédibles. De la dinguerie échevelée, et des émotions fortes. Jusqu’à trouver apothéose et fin par accomplissement réel du genre avec, plus tardivement, le terrible Moine (1796) de Matthew Gregory Lewis, et le splendide Melmoth (1820) de Charles Robert Maturin.

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samedi 1 décembre 2018

Qu'est-ce qui fait tik-tok ?

Ray Bradbury devait venir [au printemps 1986] en France pour la promotion de son dernier roman, La solitude est un cercueil de verre, il ne viendra pas, c’est la faute à Kadhafi…

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samedi 24 novembre 2018

Les règles du jeu

En 1935, Léo Malet écrivait Brouillard au pont de Tolbiac. Une histoire tordue, un détective privé nommé Nestor Burma, des dérives, comme on disait dans les années 1970, à travers le XIIIe arrondissement, une belle gitane, amour et aventures, il y a tous les ingrédients nécessaires au roman policier, au bouquin de quatre sous. Seulement, il faut toujours se méfier de la littérature populaire, elle l’est parfois vraiment.

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samedi 17 novembre 2018

Dieu boit-il du Coca-Cola ?

Il y a des écrivains que leur succès même condamne. Parce qu’ils ont une fois contribué à écrire la légende de leur siècle, on se sent délicieusement autorisé à les méconnaître.

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samedi 27 octobre 2018

Le bonheur du récit

Jérôme Charyn n'écrit pas pour les gens sérieux. Il écrit pour tous ceux qui écoutent encore en eux l'enfant qui pleure sans bien savoir pour­quoi ; pour tous ceux qui aiment les innocents, les doux dingues, qui raffo­lent des moments perdus et des idées déraisonnables. Il écrit pour les rava­gés de Dostoïevski, les fans de Lewis Carroll, les amoureux de Jerry Lewis ­sans exclure les adeptes du roman­ feuilleton, populaire et d'aventure.

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samedi 20 octobre 2018

Un quotidien terrifiant

Un petit roman déconcertant, pour ne pas dire carrément sournois. Tout en silences et en glissements, ce Sombre dimanche de Beryl Bainbridge. Déjà, l'histoire est louche, à la fois banale et folle dingue…

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samedi 13 octobre 2018

Correspondance Flaubert-Sand (1863-1876)

Treize ans. Deux cent une lettres de Sand. Deux cent dix huit de Flaubert. Une correspondance où ne cesse de se poser la question de l’écriture : quoi et comment ?

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