Toute la nuit le ciel resta noir. De sa cachette, une lune invisible projetait une lueur magique sur quelques nuages qui s’étiraient lourdement sous elle. Comme la veille, à l’aube, un vent glacial et coupant se mit à souffler, le ciel fut balayé, il était d’un blanc laiteux lorsque la ville s’éveilla. Çà et là des coups de feu claquaient. Une matinée lumineuse, rayonnante, commençait. Les gens descendaient dans les rues comme en un jour de fête. Ils s’attroupaient sur la Marktplatz, à la gare, dans la Hauptstraße devant le grand magasin. On était joyeux, les enfants aussi étaient de la partie. La guerre était indubitablement finie.