éditions Agone

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lundi 12 janvier 2009

Un partisan non repenti du New Deal en lice pour le Congrès

Thomas Geoghegan n’a jamais dansé sur les rythmes de la nouvelle économie. Le cirque médiatique autour du gouverneur de l’Illinois et de ses méthodes pour pourvoir le siège du président élu Barack Obama au Sénat a occulté l’enjeu de la succession de Rahm Emanuel à la Chambre des représentants suite à sa nomination comme chef de cabinet à la Maison-blanche.

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lundi 5 janvier 2009

Tout compte fait, le marché n’est pas la panacée

Cette année a marqué la fin d’une illusion. En lisant la dernière série de désastres de cette année catastrophique, je me pris à me remémorer le bon vieux temps où tout semblait marcher. Tout le monde était d’accord sur ce qui faisait tourner une économie, la Bourse explosait, et les commentateurs, les économistes et les politiciens du monde entier vibraient à l’unisson sous la bannière triomphale du laissez-faire.

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mercredi 24 décembre 2008

Bienvenue dans la blagosphère

Le gouverneur Blagojevich pratiquait la « gestion compétitive » du gouvernement. D’après les medias dominants, en à peine plus d’un mois, la ville de Chicago a quitté les fiers sommets de la gloire pour les abysses de la honte. Alors que Barack Obama, son fils préféré, vient de conquérir la présidence par ses promesses éclairées de réforme, Rod Blagojevich ulcère la nation par ses machinations crapuleuses, se voyant accusé par un rapport du FBI d’avoir mis aux enchères le siège au Sénat laissé vacant par le president élu.

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dimanche 14 décembre 2008

Louer son ventre, voilà où conduit la logique du marché

Les mères porteuses soulèvent des questions gênantes. Notre histoire d’amour nationale avec les riches est sur le point de se terminer. On dirait que les magnats dont les exploits nous ont tellement fascinés ont fini par mettre le pays à genoux, à force de rémunérations exorbitantes. Nous avons finalement compris que les inégalités de masse ne sont pas la meilleure technique pour gérer une économie, et qu’en plus c’est vraiment répugnant.

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lundi 8 décembre 2008

La réforme des soins de santé pourrait porter le coup de grâce au parti conservateur

Bill Kristol avait raison de paniquer… Une politique peut-elle être à la fois sage et agressivement partisane? Posez la question à n’importe quel Républicain compétent et la réponse sera un oui sans équivoque. Posez-la à un Démocrate respectable du type banlieue résidentielle de Washington et il se contorsionnera comme un bretzel pour vous convaincre du contraire.

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lundi 1 décembre 2008

La sous-traitance comme mode de gouvernement est un scandale

Beaucoup de tâches doivent revenir aux fonctionnaires fédéraux. En 1984, l’industriel conservateur J. Peter Grace expliquait à qui voulait l’entendre pourquoi le gouvernement était une institution si ruineuse. L’une des raisons sur lesquelles il insista dans un chapitre sur la privatisation, c’est que « les entreprises dirigées par le gouvernement ne sont pas stimulées par la concurrence du marché, laquelle seule permet l’efficacité et limite le gaspillage. Ceci vaut la peine d’être répété encore et encore, écrit-il, parce qu’il s’agit d’une vérité profonde et fondamentale ».

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mercredi 26 novembre 2008

Il est temps de donner aux électeurs la gauche qu’ils réclament

N’écoutons pas les experts qui prétendent qu’ils ont voté au centre. Il est possible, je suppose, que les experts aient raison : peut-être que les électeurs ne l’ont pas vraiment fait exprès lorsqu’ils ont élu un libéral président et donné de larges majorités aux deux chambres du Congrès aux Démocrates. Peut-être que ce que l’Amérique veut vraiment, c’est la même tendance centriste que toujours, sympathique et rassurante.

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mardi 18 novembre 2008

Adieu au cynisme, place à l’audace

Nous avons célébré hier le 90e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale marquant le début de notre ère.Le monde entier se souvient de la Grande Guerre pour la suprême inutilité de ses massacres, qui ont décimé une génération entière de combattants anglais, français, allemands et d’autres origines. On se souvient aussi de la stabilisation de la ligne de front à l’Ouest, machine à broyer immobile, approvisionnée en valeureux guerriers durant des années sans que le moindre progrès significatif ne soit réalisé. On se souvient des armes chimiques, des paysages lunaires de terre retournée et d’arbres déracinés, du commandement incompétent, incapable d’imaginer d’autre stratégie militaire que les assauts frontaux répétés. Et on se souvient par-dessus tout des combats dévastateurs, comme la bataille de la Somme en 1916, où l’infanterie britannique s’avança en plein jour vers les mitrailleuses retranchées allemandes, et perdit en une journée 60 000 hommes.

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jeudi 6 novembre 2008

Le mouvement conservateur n'est pas encore mort

Les Libéraux ne devraient pas se réjouir trop vite

Je n'ai jamais été fan de la démarche consensuelle professée par Barak Obama. Selon moi, lors du Congrès Démocrate de 2004, son fameux vœux de mettre fin au clivage entre État républicain et État démocrate était honorable mais niait l'évidence : ce n'est pas une démonstration unilatérale d'amour fraternel qui mettra un terme aux guerres culturelles. Si ces guerres font rage depuis 1968, c'est parce qu'elles ont aidé les Républicains à gagner les élections. Pour les Démocrates, les prier poliment de cesser enfin ce jeu était presque aussi efficace que d'inviter Genghis Khan à boire le thé.

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lundi 3 novembre 2008

Bénis soient les persécutés

Pourquoi Joe le Plombier s’inscrit à merveille dans le mythe conservateur. Historiquement parlant, le conservatisme est un mouvement organisé et financé par les membres les plus puissants de la société. Politiquement parlant, il lutte pour des réductions d’impôt et des déréglementations qui profiteront à ces mêmes personnes du haut du panier. Mais en réalité, tel qu’il se présente lui-même, il s’agit d’une croisade au nom des démunis : les Américains véritables, victimisés, raillés et persécutés pour leur loyauté.

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