éditions Agone

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mardi 24 avril 2012

Un double bilan de faillite

Rarement le pouvoir de classe de la grande bourgeoisie aura été aussi arrogant et cynique qu’avec le sarkozysme. Autant que sous la monarchie de Juillet, sans doute, où la richesse fut instituée comme condition de la citoyenneté et où le banquier et président du conseil, Casimir Périer, proclamait en 1831 : « Il faut que les ouvriers sachent bien qu'il n'y a de remèdes pour eux que la patience et la résignation. » La même inspiration nous a valu, en 2007, d'un côté le bouclier fiscal, de l'autre le « travailler plus pour gagner plus » et à la suffisance bouffie du monarque orléaniste ont répondu la vulgarité et l'inculture du monarque présidentiel.

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mardi 10 avril 2012

De l'instit' au coach

Dans son numéro de mars 2012, le journal Fakir propose entre autres papiers à ses lecteurs un article sur les « voleurs de débat ». Comme il l’explique dans sa présentation, « les journalistes, les économistes, les instituts de sondage, les élus, nous volent le débat politique tout au long de l’année. Mais c’est particulièrement flagrant en ces temps de surexposition médiatique. Fakir a opéré un décryptage salutaire de cet enfumage permanent. »

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mercredi 4 avril 2012

Démocratiser les médias et le journalisme

Pour la reconnaissance d'un droit fondamental à l'information

Une fois encore, en ce début d’année 2012, le pays se retrouve en campagne électorale. Plutôt que le pays, d’ailleurs, ce sont les médias institutionnels de toute nature (y compris les instituts de sondage) qui, depuis des mois, se sont mobilisés et tournent maintenant à plein régime pour effectuer la mise en scène « démocratique » de la comédie à grand spectacle que sera dans quelques jours l’élection présidentielle.

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lundi 26 mars 2012

Au nom des ouvriers

Quelle représentation politique des classes populaires ?

On pourrait se réjouir du retour, le temps d’une campagne électorale, des ouvriers sur le devant de la scène médiatique. Mais, en réalité, les ouvriers sont parlés : eux, ils ne parlent guère. La scène politique s’est rétractée autour des classes dominantes. Et les conditions du jeu politique font que les classes populaires sont en quelques sortes dépossédées des moyens de représenter et défendre leurs intérêts sociaux.

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lundi 5 septembre 2011

Dignes dindons

Les périodes électorales se suivent et se ressemblent. Celle où nous entrons voit refleurir sans retard la rhétorique creuse et hypocrite des barons de la droite et de leurs comparses socialistes qui, tels les automates solidaires d’un ancien jacquemart, viennent alternativement asséner aux citoyens les coups de maillet de l’évangile libéral : « la crise », « la dette », « au-dessus de nos moyens », « la nécessaire rigueur », « l’unité des français », etc.

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lundi 7 février 2011

Attente

Comme chacun sait, le capitalisme financier n’a été sauvé (provisoirement) de l’effondrement total que par l’injection massive de fonds publics dans le système bancaire occidental.

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mardi 4 mai 2010

Vidons le bocal !

Au soir des élections régionales, comme il est de tradition pour l’ensemble des participants, je me suis déclaré satisfait des résultats. Certes, j’avais bien quelques petites raisons d’être dépité : la bigoterie alsacienne avait conservé à la droite sa seule et unique région ; le racisme fascisant avait repris des couleurs ; l’opportunisme cohn-bendiste faisait encore illusion et surtout l’imposture socialiste se voyait encouragée à tromper de nouveau les Français.

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dimanche 26 octobre 2008

A propos de la « renaissance » de Coluche

Peu de temps avant la sortie au cinéma de Coluche, l'histoire d'un mec, France 2 diffusait un portrait de l'artiste dans son programme « Un homme un destin ». On y apprenait surtout qu'à un certain moment de sa (fausse) campagne électorale - précisément quand la vraie commença -, Coluche se serait soudain « pris au sérieux », aurait soudain « cessé d'être drôle »... Ce commentaire émanait d'un certain nombre de personnalités, toutes présentées comme des « amis de Coluche » : tels le publicitaire Jacques Séguéla et le cinéaste Romain Goupil, appelés à prospérer sous le règne mitterrandien alors que leur "ami" sombrait dans la drogue et les classes populaires dans la misère. « Saint Coluche » se réincarna en champion consensuel du caritatif, à travers les restos du coeur, palliant ainsi de façon dépolitisée les conséquences les plus visibles des politiques menées à partir de 1983... Si le documentaire parle des pressions directes exercées sur Coluche pour qu'il cesse de troubler le jeu politique, il ne dit rien des pressions de ses "amis" qui tous profitèrent du nouveau règne. N'empêche que ce document de propagande disait qu'en effet un clown avait bien été assassiné...

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mardi 1 avril 2008

Autoplumage

Après Mitterrand, qui jurait de mettre fin à l’immoralité de ceux qui s’enrichissent en dormant, après Jospin, qui invoquait les limites de l’Etat pour ne pas faire ce pour quoi les socialistes avaient été élus, après Chirac qui faisait des promesses n’engageant que ceux qui les écoutaient, voici Sarkozy qui accroît à son tour les profits des riches en oubliant sa promesse d’augmenter le pouvoir d’achat des travailleurs.

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dimanche 1 juillet 2007

Médiocratie

Par la grâce des médias, les élections sont devenues dans nos démocraties de véritables opéras, orchestrés et mis en scène par un recours intensif à tout l’arsenal de la publicité et de la propagande déguisées en information. Dans une chorégraphie minutieusement réglée par leurs conseillers en communication, les « grands » candidats sont venus faire leur numéro de danse du nombril, en mobilisant autour d’eux un ballet de faire-valoir appartenant à ce qu’il est convenu d’appeler les « élites de la nation ».

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