Dans la préface des Preuves (1898), Jean Jaurès écrivait, à propos de la révision du procès d’Alfred Dreyfus : « Dans le terrain que doit fouiller la Cour de cassation, il n’y a pas un seul fragment de vérité qui ne soit recouvert d’un mensonge judiciaire. La Cour de cassation aura-t-elle le courage de briser ces mensonges légaux pour chercher la vérité ? Pourra-t-elle concilier la fonction légale qui lui est assignée par le Code avec la fonction quasi révolutionnaire que lui assignent les événements ? »