C’est la France qui a fait le succès de Philip K. Dick. Aux États-Unis, sa réputation de drogué paranoïaque de gauche ne lui a pas vraiment réussi. Et de surcroît,la sçience-fiction américaine, lorsqu’il a fait ses débuts, s’adonnait frénétiquement à la technologie : ce qui n’était pas vraiment son idée fixe, à Dick. Lui, son monde, c’est la spéculative-fiction, SF toujours, mais à des années-lumière des heroic-fantasies et autres space-operas. Lui, ce qui le fascine, c'est le statut du réel : qu’en est-il de notre liberté ?