éditions Agone

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Tag - Capitalisme

Fil des billets

samedi 1 novembre 2008

Le doigt de Dieu

Frédéric Bastiat (1801-1850) a été et demeure l’un des grands penseurs du libéralisme économique. On rapporte que ses œuvres faisaient partie des lectures favorites de Ronald Reagan et de Margaret Thatcher. On comprend pourquoi quand on parcourt quelques-unes des pages au long desquelles il ne cesse de pourfendre, dans un style incisif et limpide, le socialisme, les interventions de l’Etat et du gouvernement, l’organisation, la solidarité, la compassion, le syndicalisme, le monopole, bref, tout ce qui, à ses yeux, peut perturber si peu que ce soit le libre jeu concurrentiel des forces économiques et sociales et les empêcher de tendre vers la plus grande harmonie. « Harmonie », tel est le maître-mot de sa pensée, dont il a d’ailleurs fait le titre de son ouvrage le plus célèbre, Harmonies économiques, considéré comme un des textes sacrés du libéralisme.

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lundi 1 septembre 2008

L’Hydre

« Vous pourfendez volontiers "le système capitaliste" », m’a-t-on dit, « et je souscris à vos critiques. Mais vous vous en prenez moins souvent à des individus nommément désignés qui sont bien pourtant des auteurs reconnus des méfaits et des iniquités que vous dénoncez. Sans eux, "le système" ne pourrait rien, n’existerait même pas. Pourquoi ne pas les clouer publiquement au pilori ? »

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jeudi 1 mai 2008

Contre-réforme

Dans le vocabulaire politique et social actuel, l’un des termes les plus caractéristiques est assurément celui de « réforme ». Surtout depuis le triomphe du sarkozysme qui en a fait le thème le plus obsédant de sa propagande, répercuté à satiété par les médias. A vrai dire, ce n’est pas d’hier que le « réformisme » tous azimuts s’est répandu en France. On peut même, plus précisément, remonter aux années 8O, à l’époque où le parti socialiste, renonçant à faire la politique économique et sociale de gauche promise lorsqu’il était dans l’opposition, a entrepris d’effectuer un « recentrage », c’est-à-dire un virage à droite, dont on peut, avec le recul, mesurer les effrayants dégâts dans tous les domaines.

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samedi 1 mars 2008

Jusqu'où tomberons-nous ?

Il ne m’appartient pas d’établir si Jérôme Kerviel, l’opérateur de la Société Générale qui a reconnu avoir hasardé quelques milliards d’euros de sa banque dans des spéculations calamiteuses, a agi de sa propre initiative ou en service commandé (les deux démarches ne s’excluant d’ailleurs pas nécessairement).

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samedi 1 décembre 2007

Incommunication

Un de mes contradicteurs, cadre supérieur qui confond volontiers capitalisme et progrès du genre humain, croyant m’embarrasser par un argument sans réplique, m’a lancé : « Vous n’allez tout de même pas nier la fantastique amélioration, dans nos pays, du sort des petites gens par le capitalisme, et en particulier, l’amélioration du sort des travailleurs : il vaut quand même mieux être ouvrier en 2007 qu’en 1907, non ? On ne peut le contester. »

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