éditions Agone

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lundi 13 janvier 2020

La gratuité contre les eaux tièdes du réformisme

Un thème a ressurgi dans le débat public, qui semblait complètement périmé tant il était dissonant par rapport au consensus idéologique ambiant selon lequel « tout s’achète et tout se vend » au royaume de la marchandise. Vu le degré actuel d’asservissement du système capitaliste à la loi du profit maximum et à la logique de la rentabilité immédiate, dans cet univers monétisé où même « le temps, c’est de l’argent », il semble en effet proprement inconcevable qu’il y ait encore de la gratuité et qu’on puisse encore donner ou recevoir « pour rien » quand tout le monde sait bien qu’« on n’a rien pour rien ».

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vendredi 3 janvier 2020

Légalité de l’immoralité

En 2009, l’assureur AIG (American International Group), renfloué par le gouvernement américain à coups de centaines de millions de dollars, s’était servi d’une partie de la manne reçue pour payer des primes substantielles à ses dirigeants et cadres supérieurs, ceux-là mêmes qui l’avaient si magistralement précipité dans le gouffre financier, le prétexte à une telle largesse étant que ces primes devaient être versées puisqu’elles étaient expressément prévues par contrat.

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vendredi 13 décembre 2019

En suivant Rosa Luxemburg (IV). Au service de l'accumulation du capital (2)

Dans le dernier chapitre de son Introduction à l’économie politique, Rosa Luxemburg analyse l'évolution de l'économie mondiale sur le long temps historique : où l'on voit la plus grande partie de l’humanité, au service de l'accumulation du capital, avancer sous le bât du travail, souffrir de privation et de maux innombrables.

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vendredi 6 décembre 2019

En suivant Rosa Luxemburg (IV). Des bottes et du pain (1)

L’Accumulation du capital et l’Introduction à l’économie politique sont deux ouvrages de Rosa Luxemburg qui entrent très souvent en résonance, notamment le chapitre sur « la dissolution de la société communiste primitive » ou le dernier sur « les tendances de l’économie mondiale ». Les emprunts de l’un à l’autre sont nombreux, et certains passages prévus pour l’Introduction se retrouvent dans l’Accumulation. Rien de surprenant à cela : Rosa Luxemburg travaille à ces ouvrages alors qu’elle enseigne l’économie politique à l’école centrale du SPD à Berlin, et ses lectures des classiques et de Marx (livres II et III du Capital) irriguent ses notes de cours, ses interventions et ses publications de cette période. L’extrait ci-dessous, issu du chapitre « La production marchande », montre comment Rosa Luxemburg, avec son humour si caractéristique, reprend pour ses élèves les chapitres 2 et 3 du premier Livre du Capital.

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vendredi 29 novembre 2019

En suivant Rosa Luxemburg (III). Les livres ont leur destin (2)

L’accumulation est impossible dans un milieu exclusivement capitaliste. De là résultent, dès la naissance du capital, son besoin d’expansion dans des pays et des couches non capitalistes, la ruine de l’artisanat et de la paysannerie, la prolétarisation des couches moyennes, la politique coloniale (la politique d’« ouverture » de marchés), l’exportation de capitaux.

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mercredi 2 octobre 2019

Horreurs de jeunesse

Après une ère paléolithique qui laissait bien augurer de l’avenir, l’humanité a opéré la révolution dite néolithique qui, à ses débuts, semblait elle aussi pleine de promesses mais qui a donné ensuite des signes de plus en plus inquiétants à mesure que se révélaient les effets contradictoires des progrès de la « civilisation »…

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lundi 16 septembre 2019

Pour une critique raisonnée du progrès humain (II)

En dépit des apparences, nous en sommes toujours au même point. Ou plus exactement, la France et le reste du monde ont seulement changé de propriétaires. Les vrais propriétaires de la planète sont aujourd’hui les bourgeoisies de l’industrie, du commerce et de la banque.

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lundi 9 septembre 2019

Pour une critique raisonnée du progrès humain (I)

L'aggravation des dégâts causés à la planète depuis deux siècles par le développement industriel a eu, entre autres effets, celui d’exacerber l’opposition entre partisans et détracteurs du « progrès »…

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vendredi 30 août 2019

Babbitt, ou Les néobarbares

L’anthropologie sociale nous a accoutumés à considérer que le monde humain est un monde civilisé, mais sans préjuger le niveau de civilisation atteint. En s’inspirant de Norbert Elias, on pourrait dire que la civilisation est le processus, individuel et collectif, par lequel les animaux humains s’extirpent de l’animalité pour se rendre de plus en plus humains à mesure qu’ils apprennent à domestiquer la nature environnante et conjointement à gouverner leur propre nature, en s’inventant des normes, des valeurs, des idéaux.

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mercredi 3 juillet 2019

Les chemins d’une victoire pour la gauche (II) La meilleure arme contre la dépolitisation, c’est une dynamique de lutte collective

Une partie significative de la nouvelle génération militante, soucieuse d’horizontalité libertaire et méfiante à l’endroit des structures syndicales et partidaires, souscrit à la « démultiplication des causes de lutte et des terrains de mobilisation ». Comment Serge Halimi appréhende-t-il ces « nouvelles radicalités » qu’on retrouve à Nuit debout, à Tolbiac, sur les ZAD, à Tarnac ou dans les cortèges « autonomes » ?

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