Des plus grands patrons d'édition aux plus petits, des contempteurs du capitalisme aux auteur-e-s les plus savant-e-s, tous et toutes sont d'accord : c'est la concentration éditoriale qui met en danger l'édition de livres de qualités. Heureusement, disent-ils, on peut encore compter sur un quarteron d'éditeurs indépendants pour résister à cette logique galopante. La taille atteinte par les plus grands groupes affole les moins grands. Mais de pareilles réussites ne sont-elles pas préparées par les opérations financières de ceux qui réalisent à leur niveau la même logique de croissance par acquisition qui prépare la suivante ?