En 1988, un article de Libération titrait « Actes Sud : dix ans de couvertures ». Sous le poncif, l'inconscient du journaliste en a-t-il dit plus qu'il n'aurait voulu ? Vingt ans de couvertures plus tard, où en sommes-nous ? La lecture d'un article sur Actes Sud, puis d'un deuxième, puis d'un troisième… dans la presse littéraire ou économique, régionale ou nationale, professionnelle ou grand public… donne de la famille Nyssen moins l'image d'une famille d'éditeurs que de prestidigitateurs. Le portrait le plus spectaculaire est sans doute paru dans L'Entreprise.com, rubrique « Idées de business », sous le titre « Actes Sud : le livre en toute liberté ». Il date un peu, mais tout y est. Donnons toute la place nécessaire à la poésie : « Sous la tonnelle, face aux oliviers vert amande, Hubert Nyssen. De sa voix chaude et enveloppante, il conte l'aventure d'Actes Sud, sa maison d'édition, fondée en 1977. Ici même, dans l'ancienne bergerie couverte de lauses. Une pause. Hubert Nyssen laisse son regard glisser vers le platane deux fois centenaire. Sous son ombre protectrice, une lourde table en pierre. Dans la douceur de belles soirées d'été, Nina Berberova, Paul Auster, Nancy Huston… et mille autres de ses auteurs ont dîné, bavardé, livré des confidences, sans doute jamais dévoilées, même dans leurs plus jolies pages. Actes Sud, c'est l'aventure d'une maison d'édition indépendante. Bien que basée à Arles, elle s'est imposée sur la scène littéraire. Un vrai tour de force, quand on connaît l'élitisme parisien. [1] »

Voyons un peu dans le détail. 1. Actes Sud dispose évidemment de « bureaux décentralisés » à Paris depuis 1987 ; 2. isolée du marigot éditorial de la capitale, Françoise Nyssen s'associe malgré tout à l'indignation qui le soulève, par exemple lorsqu'une journaliste aussi étrangère aux « connivences médiatico-littéraires » que Josyane Savigneau est injustement écartée de la direction du Monde des livres ; 3. après des flots de plaintes « amères » contre les « arrangements entre éditeurs » et d'étonnement devant les « étrangetés scientifiques [sic] » du système des prix littéraires, le petit éditeur en Région décroche un Nobel deux ans avant de participer au partage du gâteau : le Goncourt en 2004, le Femina en 2006, en 2008 celui du Livre Inter tandis qu'en 2009 trente-cinq ouvrages d'Actes Sud ont reçu un prix ; 5. en 2000, treize ans après avoir acheté sa première maison et trois autres entre-temps, le petit éditeur indépendant accueille dans sa holding le géant italien Rizzoli (RCS Media Group) ; 6. enfin, lorsque Antoine Gallimard est élu en mai 2010 à la présidence du syndicat (patronal) de l'édition (SNE), l'équipe qu'il met en place accueille trois nouveaux, dont… Françoise Nyssen.

Au moment où celle qui recevra le « prix de la Femme d'affaires de l'année », décerné par Veuve-Clicquot, commence sa carrière chez Actes Sud, la maison d'édition que son père vient de créer, Françoise Nyssen déclarait : « J'ai vite appliqué la politique de la calculette. [2] » On ne peut dire aussi exactement comment l'acte fondateur d'Actes Sud n'est pas plus le premier livre que les succès d'une vieille conteuse russe et d'un beau ténébreux new-yorkais mais la fusion-acquisition par la famille Nyssen d'un des plus gros propriétaires immobiliers d'Arles, Jean-Paul Capitani. Ce qui permet à ce dernier de convertir un héritage assez peu présentable dans les salons littéraires mais bien utile pour traiter avec les banquiers et les élus : diverses sociétés de location de logements, de terrains et autres biens immobiliers ainsi que plusieurs exploitations agricoles allant de la culture de céréales à l'élevage de bovins [3].

La manière dont la société anonyme Actes Sud a engendré la holding Actes Sud Participations suit les règles qui ont permis à la bourgeoisie rentière française de garder la main en famille et de transmettre leurs biens à l'âge du capitalisme financier. Le passage des premiers actionnaires (du temps d'Entreprises & Partenaires puis de Sud Capital, etc., où l'on comptait en millions de francs, à celui de Flammarion, où l'on comptera en dizaines de millions d'euros), avec ses augmentations successives de capitaux, ses émissions d'obligations, d'actions, etc., auraient été mortellement ennuyeuses sans la couverture du fondateur, qui fait la preuve du bon usage de la littérature dans les affaires. L'heure est grave : il faut fixer le prix d'entrée de Flammarion dans le capital de la holding de contrôle du groupe éditorial. Et les actionnaires frétillent. Ils pourraient se montrer trop gourmands… Alors le vénérable président du conseil de surveillance rappelle les quatre principes fondateurs [4] : Actes Sud a été créé pour « faire œuvre d'éditeur » ; les comptes ont toujours été bons ; les éditeurs doivent rester majoritaires ; c'est « le poids économique [qui] est valorisé par l'autorité culturelle » - et pas l'inverse : « On ne produit pas des livres comme des indiennes d'ameublement ou des conserves alimentaires. » Autrement dit, si vous voulez bien ne pas (trop) spéculer sur la prime d'émission des actions, dont les Nyssen comptent, sans se ruiner, pouvoir acheter un maximum eux-mêmes. On laisse la parole aux petits porteurs : certains se plaignent de n'avoir pas été informés de l'arrivée de Flammarion ; d'autres téléphonent à leur avocat ; tous jugent la prime trop faible… Ces boutiquiers ne lisent pas les livres qu'ils financent ? Dix ans plus tard, le succès d'un polar nordique permet à la famille Nyssen de racheter leurs parts aux actionnaires minoritaires et de réduire le capital de la maison d'édition, désormais contrôlée à 93,71 % par la holding Actes Sud Participations [5].

La fable du « petit éditeur en région » est fragile. Mais la maison peut compter sur le fondateur pour compenser les aspects trop prosaïques. Au commencement, Hubert cumulait déjà quelques-unes des vertus utiles à la tâche : après une carrière dans la publicité, ce « jeune éditeur » né en 1925 n'était plus du tout jeune. Il était donc tout de suite disponible pour jouer les ancêtres confits en littérature. Et laisser le reste de la famille aux affaires.

Pendant ce temps, la presse littéraire, Josyane Savigneau en tête, se laissait raconter la vie du vieil homme de lettres au « peu de goût pour le triomphalisme mensonger ». La carrière de publicitaire n'a pas laissé plus de souvenirs que la dernière opération de réduction des capitaux préalable à l'augmentation de la part de la holding dans la filiale Actes Sud. Mais Nyssen père a gardé en stock tous les détails de l'histoire de sa « grand-mère tourangelle, qui avait épousé un professeur belge » et lui avait « fait comprendre ce qu'était la traduction, en [lui] lisant et commentant Cervantès », jusqu'à transmettre à l'enfant son « goût charnel des livres » [6]. Tous les entretiens que donne Hubert Nyssen tissent les mêmes lieux communs : l'édition par « plaisir » ou comme « art de vivre ». Ils font se succéder les mêmes fausses pudeurs - « Quand on aime les mots et la littérature », pense tout haut l'éditeur, quelle douleur que « de se résigner à siéger dans une instance portant le nom affreux de conseil de surveillance ». Tous ses interlocuteurs ressassent les mêmes anecdotes pittoresques, parfois au mot près : Hubert (Nyssen) qualifié par Paul (Auster) de « “maverick”, un dissident, un indépendant, qui vit à l'écart du groupe » [7].

L'illusion semble tenir. Mais l'embarras augmente. Parfois un poncif pictural surcharge les poncifs littéraires : « Actes Sud, ceci n'est pas un groupe. » Dès 1987, grâce aux dividendes Nina Berberova et aux plus-values Paul Auster, Actes Sud allait racheter sa première maison d'édition, Papiers ; puis ce fut le tour de Sindbad, de Solin, d'Errance, de Jacqueline Chambon, de Photo Poche, de Bleu de Chine, de L'An 2, de Gaïa, du Rouergue, des éditions Thierry Magnier, de l'Imprimerie nationale, de Textuel et de Picard [8] - en attendant Les Liens qui libèrent et André Versaille, auxquels Actes Sud ne « participe » encore qu'au tiers [9]. Soit seize maisons plus ou moins absorbées. C'est un fait. Mais chez Actes Sud, explique Françoise Nyssen, on « bannit le terme “groupe”, lui préférant “ensemble”. Pas de “filiales” mais des “maisons associées”, aucun “rachat d'entreprises” mais “des rencontres” » [10].

Mobilisant ses cours de première année à l'université, Françoise Nyssen expose ce « style nouveau dans le monde de l'édition » : « Nous sommes attentifs à utiliser un autre vocabulaire. Nous réfléchissons au concept d'“entreprise humaine”. Il existe d'autres voies que celles de l'économie classique. Nous devons appliquer le nouveau paradigme des sciences [celui du principe d'incertitude de Heisenberg] à l'économie : l'entreprise n'est pas figée dans un schéma, elle est vivante. » On croyait que cet « autre mode de gouvernance » appartenait depuis plus de vingt ans au vieux vocabulaire de la révolution néolibérale. Eh bien non, il a été inventé par les Nyssen dans une bergerie provençale à partir des principes de la « révolution de la physique au XXe siècle ».

Cette innovation dans le vocabulaire d'entreprise est très poussée chez Actes Sud. « Organigramme » est un des autres « gros mots » prohibés dans la maison, parce qu'il « fige les personnes et empêche l'explosion des compétences ». (Du côté d'Arnaud Lagardère, on a plutôt « horreur des hiérarchies lourdes, surtout dans des métiers comme les médias, qui nécessitent une très forte fluidité entre les gens [11] ».) Pour favoriser cette « explosion » a été forgée la notion d'« éditeurs associés ». Selon Bertrand Py, numéro trois du directoire, cette notion repose sur l'« idée que les marques sont des personnalités fortes ». (Parlant de Fayard, Grasset, Lattès, Stock et Calmann-Lévy, Arnaud Nourry explique : « Leur identité, la personnalité de leurs éditeurs sont essentielles. Leur poids symbolique est fondamental pour le groupe. [12] ») Bertrand Py poursuit ses innovations de directeur éditorial : « Quels que soient les tuyaux souterrains - filiale, fusion, participations, adossement, rachat -, l'important, c'est que les éditeurs puissent travailler avec liberté, sécurité et désintéressement. » Ce que confirme avec affection Françoise Nyssen lorsqu'elle parle par exemple du « besoin de Gaïa ou Thierry Magnier de s'ouvrir » et de leur « envie de le faire avec une maison sœur : nous avons fait ces acquisitions dans un esprit d'association. Notre volonté n'est pas de prendre des parts de marché [13] ».

Pour finir, c'est la poudre qu'invente Bertrand Py. La maison mère ayant peut-être fait preuve de trop de zèle dans la fusion avec ses acquisitions, il propose de renforcer la notion d'« éditeur associé ». À cette fin, le logo de la maison mère sera retiré des couvertures des marques associées et Actes Sud fera fabriquer des catalogues distincts pour chacune d'entre elles. Pourquoi « faire réémerger les marques associées, qui sont parfois trop peu visibles » ? Parce qu'on est « très soucieux, chez Actes Sud, de ne pas saturer les tables des libraires »… Désormais ce ne seront plus cinq cents à six cents nouveautés d'Actes Sud qui vont se disputer tous les ans l'encombrement des tables de librairies mais cinq cents à six cents nouveautés de sa « galaxie » - ce qui pourrait permettre, puisque ce sera plus discret, d'en refourguer une bonne centaine de plus sans que personne ne s'en rende compte ? Mais n'est-ce pas ce qui se fait déjà dans tout groupe d'édition ? Pas du tout : Actes Sud n'exclut pas d'inviter d'autres entreprises à les rejoindre pour participer à son mode (inédit) de développement horizontal… À quelle fin ? Parce que « le rapprochement de structures d'édition indépendantes apparaît comme une résistance aux tentatives oligarchiques de contrôle du marché par les grands groupes ». CQFD.

Ce répertoire, qui emprunte tantôt au drame, tantôt à la comédie, et ce respect des convenances, des us et coutumes du monde feutré des lettres, il ne faut les confondre avec une stratégie de communication. D'ailleurs, les journalistes qui ont rencontré les hommes et les femmes d'Actes Sud pour les percer à jour sont formels : « Actes Sud a un côté artisanal, familial. Bertrand Py […] a un petit bureau et porte un chandail tricoté à la main » ; Hubert « a inventé la côte de porc aux figues. Un homme pareil ne peut être mauvais » ; quand on parle à Françoise de l'indépendance de la maison, « un brin sur la défensive, la fille de son père lance : “J'en fais un combat”. Et une mèche blonde rebelle s'échappe de ses cheveux attachés » [14]. On ne verra jamais un Arnaud Nourry [PDG de Hachette] raconter ses innovations en cuisine et encore moins un Olivier Nora [PDG de Grasset et Fayard] porter un chandail tricoté à la main. Certes, il y a chez la « fille de son père », et c'est bien compréhensible, quelque chose qu'on retrouve chez tout héritier fier de son héritage. Mais le pouvoir n'intéresse personne chez Actes Sud. Sinon, peut-être, comme chez les Lagardère, pour l'amour du livre et par sacrifice patriotique. Noblesse oblige. Le patriotisme et la générosité d'Actes Sud sont régionaux. On va peut-être voir enfin ce que couvrent vraiment les couvertures de ces livres.

L'offre culturelle d'Actes Sud à la ville d'Arles et aux Arlésiens, en plus de la maison d'édition elle-même avec tous ses auteurs prestigieux venus du monde entier - ce qui n'est pas rien pour une sous-préfecture -, s'est d'abord limitée au Méjan, un bâtiment sur les bords du Rhône dont les étages abritent le siège de l'entreprise et, au rez-de-chaussée, une librairie, un restaurant et un cinéma. L'agrandissement des bureaux s'est accompagné de la construction d'un hammam. Puis une église voisine a été achetée pour organiser lectures et concerts. Parmi d'autres vertus à mettre au crédit d'Hubert Nyssen, l'installation du Collège international des traducteurs littéraires à l'Espace Van Gogh et l'édition depuis bientôt trente ans par Actes Sud des Assises de la traduction littéraire malgré une sévère réputation de mauvais payeur de ses traducteurs. Enfin, Actes Sud est aussi le principal moteur des Rencontres internationales de la photographie.

Mais tout cela date déjà un peu. Une partie des activités d'Actes Sud déménage pour les anciens ateliers SNCF de la gare d'Arles. En cours de réhabilitation, ces friches permettront d'agrandir notamment la librairie et les bureaux, qui en ont bien besoin - par exemple pour intégrer, entre autres personnels acquis avec les maisons « associées », celui du Rouergue, déplacé de Rodez. Cette opération immobilière est inscrite dans le programme de « Marseille-Provence 2013 capitale européenne de la culture ». Comme partout ailleurs, ces manifestations culturelles accompagnent la valorisation d'un parc urbain, le plus souvent des friches industrielles ou un centre-ville encore populaire - au prix généralement d'un véritable nettoyage social. La technique est bien rodée et passe par l'augmentation de l'offre artistico-immobilière à destination du tourisme culturel et des classes « éduquées » [15]. La chose ne pouvait mieux tomber qu'à Arles, où les bienfaiteurs ne regroupent pas seulement dans leur cartel éditeurs, libraires, auteurs et (pas toujours de leur plein gré) traducteurs, mais aussi un important patrimoine immobilier.

On raconte entre libraires qu'un confrère s'est trouvé engagé récemment dans un dialogue avec un taxi arlésien : « Et vous faites quoi ? - Je suis libraire. - Alors vous devez être riche ! » Si Arles n'avait pas déjà eu l'empereur Auguste comme protecteur et si Hubert n'était pas un humble maverick, voilà belle lurette que la ville aurait été rebaptisée « Nyssen City ». Comme on dit outre-Atlantique, « Ce qui est bon pour Actes Sud est bon pour la Provence ».

Thierry Discepolo

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Extrait de La Trahison des éditeurs (Agone, 2011), dont la conclusion est à télécharger ici. Ce livre intègre trois textes écrits entre 2009 et 2010 :
- « Les misères de l'édition indépendante racontées par Éric Vigne », Blog.agone.org, 25 septembre 2009
- « La mule du baron à la découverte du marché de la consommation contestataire », Blog.agone.org, 7 octobre 2009
- « Notes sur la pratique d'une politique éditoriale », Acrimed.org, 18 novembre 2010

Autres extraits postés en 2011 :
- « L'“anticapitalisme” d'Hervé Kempf à Jean-Claude Guillebaud », Blog.agone.org, 4 février 2011
- « Edition : les cercles vertueux de la grande distribution », Acrimed.org, 19 septembre 2011
- « Fourniture en gros et mi-gros de la concentration éditoriale », Blog.agone.org, 22 septembre 2011
- « Actes Sud contre "les tentatives oligarchiques de contrôle du marché par les grands groupes" », Blog.agone.org, septembre 2011 [à venir] - « Les indulgences de l'édition anticapitaliste », Blog.agone.org, octobre 2011 [à venir]

Notes

[1] Isabelle Henebelle, « Actes Sud : le livre en toute liberté », L’Entreprise.com, 31 octobre 2003.

[2] Ibid.

[3] Comme les informations suivantes, données issues de Societes.com.

[4] Hubert Nyssen, « Procès-verbal de l’assemblée générale extraordinaire de la société anonyme Actes Sud », 22 septembre 2000 – toutes les citations de ce paragraphe en sont extraites.

[5] « Rapport de gestion présenté à l’assemblée générale ordinaire annuelle d’Actes Sud Participations », 30 juin 2010.

[6] Josyane Savigneau, « Hubert Nyssen. éditeur par plaisir », Le Monde, 3 avril 2008.

[7] Josyane Savigneau, « Hubert Nyssen. éditeur par plaisir », art cit., et « Actes Sud, un art de vivre », Le Monde, 9 octobre 2008 ; Isabelle Henebelle, « Actes Sud : le livre en toute liberté », art. cit. ; Michel Henry, « L’Arlésien », Libération, 8 mai 2000.

[8] Anne-Laure Walter, « Chronologie [Actes Sud] », Livres Hebdo, 2 mai 2008 – qui reprend les données du site officiel <www.actes-sud.fr/historique>_; Christine Ferrand, « Actes Sud acquiert 65 % de Textuel », Livres Hebdo, 27 février 2009 ; Anne-Laure Walter, « Actes Sud reprend Picard », Livres Hebdo, 24 septembre 2010.

[9] Catherine Andreucci, « André Versaille ouvre son capital à Actes Sud », Livres Hebdo, 26 juin 2009 ; Christine Ferrand, « Nouvel éditeur. Le lien comme fil conducteur », Livres Hebdo, 22 mai 2009.

[10] Anne-Laure Walter, « Actes Sud, ceci n’est pas un groupe », Livres Hebdo, 2 mai 2008 – sauf indication contraire, les citations des trois paragraphes suivants en sont extraites.

[11] « “J’ai trente ans devant moi.” Entretien avec Arnaud Lagardère », par Bruno Abescat, Sabine Delanglade et Renaud Revel, L’Express, 8 mars 2004.

[12] « Le mot “fusion” ne fait pas partie de notre vocabulaire. Rencontre avec le PDG de Hachette Livre, Arnaud Nourry », par Ange-Dominique Bouzet, Libération, 7 août 2006.

[13] Claude Combet, « Achats en cascade pour Actes Sud », Livres Hebdo, 8 juillet 2005.

[14] Sabrina Ranvier, « Actes Sud : le succès d’un franc-tireur de l’édition », La Gazette de Montpellier, 23 juin 2010 ; Michel Henry, « L’Arlésien », art. cit. ; Isabelle Henebelle, « Actes Sud : le livre en toute liberté », art. cit.

[15] Sur le rôle des grandes manifestations culturelles dans la planification urbaine, lire Center on Housing Rights & Evictions, « Les jeux Olympiques, médaille d’or des expulsions », Agone, 2008, n° 38-39 ; sur les « capitales européennes de la culture », lire Bendy Glu, « Culture et propagande, “Lille 2004” », Agone, 2005, n° 34 ; sur le rôle de Thierry Fabre, chargé par Actes Sud et d’autres de la valorisation des politiques immobilières, lire Camille Trabendi, « Sur la fonction de deuxième et de troisième couteau (de poche) », Agone, 2009, n° 41-42.