Dans ses premières chroniques carcérales, écrites en juillet 2002, pour une radio éphémère, à l'époque où il purgeait sa peine à la centrale d'Arles, Jean-Marc Rouillan avait qualifié les prisons d'« éliminatoriums de la République ». Il est difficile de ne pas se remémorer la formule quand nous avons vu sa santé se dégrader brutalement. Le plus surprenant est sans doute que cette situation ne le rattrape que maintenant tant elle appartient au quotidien des longues peines. « L'un des scandales de cette situation en est sa banalisation et le silence complice qui lui permet de se perpétuer », concluait Jean-Marc Rouillan voilà bientôt six ans. Ce ne serait pas une mauvaise chose de le contredire pour son cas.

Un animateur du Mague, Paco, nous a demandé de réagir à cette situation : lire « Qui veut la peau de Jean-Marc Rouillan ? ».

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Lire aussi le communiqué du collectif NLPF « Jean-Marc Rouillan enfin hospitalisé ! »