éditions Agone

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Tout le reste est littérature

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dimanche 30 septembre 2018

L'Apocalypse en hausse

Finis les temps heureux où la science-fiction se contentait d'exciter la crise, de la survolter pour en faire jouer toutes les étonnantes possibilités. Finis les temps, somme toute paisibles, où elle s'occupait de tout ce qui risquait de devenir cauchemar. Maintenant elle batifole dans les zones qui apparaitront quand le cauchemar aura eu lieu. La SF n'est plus l'investigatrice de toutes les menaces, elle est exploratrice de la survie.

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samedi 29 septembre 2018

Le sens de la vie, mardi prochain

Contrairement à ce qu'on pense souvent, la science-fiction, c'est difficile. Comme le rock, d'ailleurs. Sous prétexte qu'elle s'épanouit souvent dans des collections de poche, sous des couvertures aguichantes, et qu'elle fait partie de la « littérature populaire », si tant est que cela existe encore, on se dit, livres pour les masses, ou les jeunes, divertissement futile, et de surcroît tordu, à dégager.

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samedi 22 septembre 2018

Michel Zévaco (1860-1918)

« Mon nom ? Le Royal de Beaure­vers. Ma fortune ? Sans sou ni maille. Mon métier ? Truand de Petite­-Flambe. Mon passé ? Mystè­re. Mon avenir ? Une corde. Vous savez mainte­nant toute mon histoire. Adieu » Elle, car bien sûr c'est à une belle que ce flambant discours s'adresse, est frappée d'amour. Lui, ­troublé et plein de malaise, retourne à ses répréhensibles activités…

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vendredi 21 septembre 2018

Tu veux que je te raconte

Qu'est-ce que tu veux que je raconte sur l'accordéon ? C'est une histoire d'avant nous, l'accordéon, il nous vient de nos parents.

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jeudi 20 septembre 2018

Sois gentil, Jeannot, tu règles et tu t'en vas

Les cafés de l'imaginaire sont bien plus réels que les pubs du boulevard Saint-Germain. On peut y rencontrer le grand Jérôme, Colette et ses talons aiguilles, le beau Serge, la petite Yvonne et ses ardoises. Et même si c'est faux, ici tout est vrai, c'est dans la tête que ça se passe…

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lundi 10 septembre 2018

Le piège Dickens

Si la lecture s'avère souvent piégée, il est des auteurs tron­qués par de faux lecteurs. Ainsi, Dickens serait destiné à des enfants larmoyants et des vieillards souffreteux. Où a-t-on vu jouer ce scénario ? Certai­nement pas dans le texte !

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lundi 3 septembre 2018

Tuer l'esclave en nous

Il y a des auteurs parfaitement célèbres et respectés, et que cette célébrité assassine aussi sûrement que l'obscurité. Quand on dit, ou presque, que le monde de Kafka est effectivement, miracle, kafkaïen, ce n'est pas qu'idiot, c'est stérilisant. Parce que Kafka ne sera plus lu que selon une symbolique laborieuse : on a décidé de lui « faire dire » quelque chose là où, simplement, il dit tout court. Tchekhov souffre également de ces résumés meurtriers…

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jeudi 26 janvier 2012

De l’intérêt de lire Jünger et ses aficionados

Dans la patrie des droits de l'homme, l'Église littéraire est bien plus généreuse que son équivalente catholique : elle n'offre pas seulement l'asile politique aux fascistes qui peuvent faire valoir une œuvre de papier ; elle leur ouvre leur Panthéon des Lettres. La réception française d'Ernst Jünger est à cet égard édifiante, sur laquelle revient le germaniste Michel Vanoosthuyse.

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lundi 14 novembre 2011

L’homme aux fadaises de marbre canonisé : Ernst Jünger en Pléiade

Représentons-nous la chose : un écrivain allemand dont les récits se vendent comme des petits pains sous le nazisme et sont lus dans les écoles, parce qu’ils forment aux vertus viriles dont on fait les vrais soldats, défile en été 1940 rue de Rivoli à la tête de sa compagnie, casqué, botté et fier : le vainqueur ; dans le même temps exactement, ses compatriotes, Heinrich Mann, Alfred Döblin, Anna Seghers, Franz Werfel, Lion Feuchtwanger, Walter Benjamin, sans compter tous les autres, tentent de s’extirper dans les pires conditions et parfois en vain de la nasse que ledit écrivain a contribué, modestement, mais avec alacrité, à refermer sur eux : les vaincus.

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samedi 27 août 2011

La littérature est toujours propagande – autant savoir pour quoi

À propos des « écrits politiques » de Mark Twain

Depuis quelques années, éditeurs et traducteurs travaillent à exhumer Mark Twain des rayons de la littérature jeunesse. L’édition de La Prodigieuse Procession voudrait y contribuer avec l’idée de remettre au centre de la littérature l’intention morale, de réactiver une tension entre littérature et politique – ces contradictions vertueuses sans lesquelles l’œuvre littéraire, privée de vie, laisse ses lecteurs et le monde dans l’état où les auteurs les ont trouvés.

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