éditions Agone

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Révolution sociale ou barbarie

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vendredi 31 janvier 2020

La grève

Le monde des Prolos selon Louis Oury est celui de la guerre froide, des écarts et des affrontements sociaux qui vont culminer avec la grande grève de l’été 1955. Il livre un témoignage d’apprentissage, celui d’un jeune chaudronnier issu du monde agricole des régions rurales de la Loire, pour qui le passage par la condition ouvrière est une étape dans un parcours de promotion sociale. À Saint-Nazaire, dans les chantiers navals, il se rapproche d’une classe ouvrière nullement enchantée...

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jeudi 16 janvier 2020

En suivant Rosa Luxemburg (IX) L'assassinat du courage et de la vérité

Lorsque, le soir du 15 janvier 1919, Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, à demi assommés à coups de crosse, furent poussés hors de l’hôtel Eden dans deux voitures qui les emmenèrent au Tiergarten pour y être achevés, le cours des événements politiques n’en fut pas changé. La dernière heure de la révolution, dans laquelle Liebknecht n’avait joué qu’un rôle insignifiant et Rosa Luxemburg pas de rôle du tout, avait déjà sonné. Sa liquidation sanglante était inéluctable.

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mercredi 15 janvier 2020

En suivant Rosa Luxemburg (VIII) Le dernier jour

Alors que le rusé Ebert s’apprête à troquer son rôle de « commissaire du peuple » contre la « toge bourgeoise » de président du Reich, son bras armé, le cynique Noske, le « chien sanguinaire » de la social-démocratie allemande décide du sort de la révolution en faisant donner contre elle les corps francs de Maercker, foyer de ce « nouveau type d’hommes » qui se retrouveront plus tard sur tous les fronts d’Europe et dans toutes les campagnes d’extermination. L’assassinat de Karl et Rosa, dont Döblin fait un récit bouleversant, puis distancié de manière grinçante, est le point de départ de leurs crimes à venir.

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mardi 14 janvier 2020

En suivant Rosa Luxemburg (VII) L'avant-dernier jour

Le dernier roman de la tétralogie qu'Alfred Döblin a consacré à Novembre 1918 est le chant du cygne de la révolution allemande, sa fin tragique et, en même temps, scandaleuse, marquée par le veule assassinat des deux chefs spartakistes, Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, sous les coups de la soldatesque aux ordres des sociaux-démocrates. Qu’ont-ils fait et de quoi ont-ils parlé leur avant-dernier jour ? Suivant sa méthode, Döblin cherche à « s’approcher au plus près du réel, pour mieux le traverser » : le romancier met dans la bouche de Karl et Rosa les articles qu'ils ont écrits, les positions qu'ils ont défendues et leurs désaccords…

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vendredi 10 janvier 2020

En suivant Rosa Luxemburg (VI) La guerre impérialiste sous le vacarme patriotique

Rédigée en avril 1915, la Brochure de Junius n’est publiée qu’un an plus tard. Pour Rosa Luxemburg, « plus la guerre dure, moins la classe ouvrière ne doit perdre de vue sa puissance d’entraînement. » Elle choisit de faire paraître sans aucune modification son exposé sur le conflit mondial, invitant le lecteur à vérifier «  à quel point la méthode historique et matérialiste rend compte de la marche des événements ». En dissipant la légende de la guerre défensive allemande, ce texte dévoile les véritables desseins d’une guerre d’annexion impérialiste.

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vendredi 20 décembre 2019

En suivant Rosa Luxemburg (V) - Lire Karl Marx

Dans son article sur « l’œuvre posthume de Karl Marx » (paru le 8 janvier 1905 dans le Vorwärts), Rosa Luxemburg livre au lecteur sa compréhension de la portée scientifique et historique de l’édition par Karl Kautsky des Théories sur la plus-value de Marx : non pas seulement ajouter quelques « particules isolées de véritable savoir » aux théories économiques mais faire en sorte que « l’œuvre nouvelle de Marx prenne vie dans toute sa grandeur et son esprit révolutionnaire au sein du prolétariat en lutte ».

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vendredi 13 décembre 2019

En suivant Rosa Luxemburg (IV). Au service de l'accumulation du capital (2)

Dans le dernier chapitre de son Introduction à l’économie politique, Rosa Luxemburg analyse l'évolution de l'économie mondiale sur le long temps historique : où l'on voit la plus grande partie de l’humanité, au service de l'accumulation du capital, avancer sous le bât du travail, souffrir de privation et de maux innombrables.

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mardi 10 décembre 2019

Les aléas historiques de la violence légitime

Quand les médias titrent sur la violence d’une journée de manifestation, il y a de fortes chances qu’ils dénoncent le nombre de vitrines brisées par les manifestants. Il y a une différence évidente de traitement entre ce qu’on peut appeler la « violence populaire » et la « violence d’État ». Ces deux « violences » n’ont pas les mêmes acteurs, pas les mêmes armes, pas non plus les mêmes cibles. Et seule la violence d’État peut être légale. La violence du peuple étant toujours illégale.

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vendredi 6 décembre 2019

En suivant Rosa Luxemburg (IV). Des bottes et du pain (1)

L’Accumulation du capital et l’Introduction à l’économie politique sont deux ouvrages de Rosa Luxemburg qui entrent très souvent en résonance, notamment le chapitre sur « la dissolution de la société communiste primitive » ou le dernier sur « les tendances de l’économie mondiale ». Les emprunts de l’un à l’autre sont nombreux, et certains passages prévus pour l’Introduction se retrouvent dans l’Accumulation. Rien de surprenant à cela : Rosa Luxemburg travaille à ces ouvrages alors qu’elle enseigne l’économie politique à l’école centrale du SPD à Berlin, et ses lectures des classiques et de Marx (livres II et III du Capital) irriguent ses notes de cours, ses interventions et ses publications de cette période. L’extrait ci-dessous, issu du chapitre « La production marchande », montre comment Rosa Luxemburg, avec son humour si caractéristique, reprend pour ses élèves les chapitres 2 et 3 du premier Livre du Capital.

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vendredi 29 novembre 2019

En suivant Rosa Luxemburg (III). Les livres ont leur destin (2)

L’accumulation est impossible dans un milieu exclusivement capitaliste. De là résultent, dès la naissance du capital, son besoin d’expansion dans des pays et des couches non capitalistes, la ruine de l’artisanat et de la paysannerie, la prolétarisation des couches moyennes, la politique coloniale (la politique d’« ouverture » de marchés), l’exportation de capitaux.

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