éditions Agone

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Révolution sociale ou barbarie

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vendredi 13 décembre 2019

En suivant Rosa Luxemburg (IV). Au service de l'accumulation du capital

Dans le dernier chapitre de son Introduction à l’économie politique, Rosa Luxemburg analyse l'évolution de l'économie mondiale sur le long temps historique : où l'on voit la plus grande partie de l’humanité, au service de l'accumulation du capital, avancer sous le bât du travail, souffrir de privation et de maux innombrables.

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mardi 10 décembre 2019

Les aléas historiques de la violence légitime

Quand les médias titrent sur la violence d’une journée de manifestation, il y a de fortes chances qu’ils dénoncent le nombre de vitrines brisées par les manifestants. Il y a une différence évidente de traitement entre ce qu’on peut appeler la « violence populaire » et la « violence d’État ». Ces deux « violences » n’ont pas les mêmes acteurs, pas les mêmes armes, pas non plus les mêmes cibles. Et seule la violence d’État peut être légale. La violence du peuple étant toujours illégale.

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vendredi 6 décembre 2019

En suivant Rosa Luxemburg (IV). Des bottes et du pain (1)

L’Accumulation du capital et l’Introduction à l’économie politique sont deux ouvrages de Rosa Luxemburg qui entrent très souvent en résonance, notamment le chapitre sur « la dissolution de la société communiste primitive » ou le dernier sur « les tendances de l’économie mondiale ». Les emprunts de l’un à l’autre sont nombreux, et certains passages prévus pour l’Introduction se retrouvent dans l’Accumulation. Rien de surprenant à cela : Rosa Luxemburg travaille à ces ouvrages alors qu’elle enseigne l’économie politique à l’école centrale du SPD à Berlin, et ses lectures des classiques et de Marx (livres II et III du Capital) irriguent ses notes de cours, ses interventions et ses publications de cette période. L’extrait ci-dessous, issu du chapitre « La production marchande », montre comment Rosa Luxemburg, avec son humour si caractéristique, reprend pour ses élèves les chapitres 2 et 3 du premier Livre du Capital.

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vendredi 29 novembre 2019

En suivant Rosa Luxemburg (III). Les livres ont leur destin (2)

L’accumulation est impossible dans un milieu exclusivement capitaliste. De là résultent, dès la naissance du capital, son besoin d’expansion dans des pays et des couches non capitalistes, la ruine de l’artisanat et de la paysannerie, la prolétarisation des couches moyennes, la politique coloniale (la politique d’« ouverture » de marchés), l’exportation de capitaux.

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vendredi 22 novembre 2019

En suivant Rosa Luxemburg (III). Les livres ont leur destin (1)

Maître ouvrage de Rosa Luxemburg, L’Accumulation du capital formule la première critique économique de l’impérialisme. En montrant la nécessité inscrite au cœur du capitalisme de s’étendre toujours plus et d’asservir territoires et populations, elle éclaire les mécanismes qui ont conduit à la Première Guerre mondiale. De ce premier repartage du monde à nos jours, la mondialisation capitaliste pacifique reste une chimère.

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vendredi 15 novembre 2019

En suivant Rosa Luxemburg (II). Lettre d'une non-sentimentale

Lorsqu'en 1920 Karl Kraus publie une lettre que Rosa Luxemburg a écrite trois ans plus tôt à son amie et camarade Sonia Liebknecht alors qu'elle était incarcérée à la prison de Breslau, une imprudente lectrice « non-sentimentale » de Die Fackel lui envoie une réponse railleuse, à laquelle le terrible satiriste répond en dénonçant la bassesse de la nature humaine.

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lundi 11 novembre 2019

Ce jour de novembre 1918 où la révolution allemande s'est arrêtée à Strasbourg (Alfred Döblin)

Toute la nuit le ciel resta noir. De sa cachette, une lune invisible projetait une lueur magique sur quelques nuages qui s’étiraient lourdement sous elle. Comme la veille, à l’aube, un vent glacial et coupant se mit à souffler, le ciel fut balayé, il était d’un blanc laiteux lorsque la ville s’éveilla. Çà et là des coups de feu claquaient. Une matinée lumineuse, rayonnante, commençait. Les gens descendaient dans les rues comme en un jour de fête. Ils s’attroupaient sur la Marktplatz, à la gare, dans la Hauptstraße devant le grand magasin. On était joyeux, les enfants aussi étaient de la partie. La guerre était indubitablement finie.

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vendredi 8 novembre 2019

En suivant Rosa Luxemburg (I). Un portrait par Sebastian Haffner

Rosa Luxemburg était depuis le début du siècle un personnage politique de premier plan en Allemagne, bien que triplement marginale, en tant que femme, juive et à demi étrangère (née en Pologne russe, elle n’était devenue allemande que par un mariage blanc) ; en outre, le radicalisme de ses positions en faisait la terreur du bourgeois et même du social-démocrate…

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mercredi 6 novembre 2019

Les écrits antifascistes de Camillo Berneri

Interrogé par l’Université populaire de Toulouse sur son édition d'un recueil de textes de Camillo Berneri Contre le fascisme, Miguel Chueca revient à la fois sur le parcours personnel et politique de l’auteur, militant et intellectuel anarchiste, et sur l’histoire de l’Italie des années 1920 et 1930.

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vendredi 1 novembre 2019

Le premier coup de feu de la révolution allemande (octobre 1918)

Période ambiguë que ce mois d’octobre 1918 en Allemagne, entre guerre et paix, entre empire et révolution, entre dictature militaire et démocratie parlementaire. Les hommes ne voulaient plus mourir, plus maintenant que la guerre était perdue et pas au nom d’un honneur qui était un honneur de classe, auquel ils n’avaient aucune part et qui ne signifiait rien pour eux. Et c’est sur ce point que la révolution allait éclater…

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