éditions Agone

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mercredi 21 août 2019

L'inquisition fasciste

Le militant et intellectuel anarchiste Camillo Berneri a exploré la terreur fasciste en menant un rigoureux travail de collecte d'informations. Dans ce texte – initialement publié en 1933 et extrait du recueil Contre le fascisme paru le 21 août –,  il donne la parole aux faits de violence du régime de Mussolini et dénonce la monstruosité de l'inquisition fasciste.

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mercredi 31 juillet 2019

Ils ont tué Jaurès

Cette chronique sera délibérément sentimentale. Autant dire qu’elle va évoquer une utopie, comme on dit aujourd’hui – naguère on se contentait de parler d’idéal. Aujourd’hui, on va rappeler Jaurès.

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lundi 29 juillet 2019

Réflexions sur les « leçons de l’histoire »

En analysant la polémique développée pendant l'hiver 2018-2019 sur le « retour des années 1930 », Gérard Noiriel revient sur le rôle civique de l’historien. Ramener à la conscience le passé refoulé permet aux citoyens de s’émanciper des contraintes pesant sur eux et de nouvelles formes de « violence douce », qui affaiblissent les capacités de résistance collective.

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mercredi 24 juillet 2019

Les crimes fascistes (Florence, 3 octobre 1925)

De la Grande Guerre à la Guerre d'Espagne, Camillo Berneri (1897–1937) a lutté contre le fascisme par la plume et par l'action. Cet intellectuel et militant anarchiste italien est l'un des premiers à mener une réflexion de fond sur ce phénomène politique nouveau. Face à une presse internationale complaisante, il mène l'indispensable travail de recueil et de publication des informations qui dévoilent ce régime de terreur. Extrait du recueil Contre le fascisme (à paraître le 21 août prochain), ce texte fait connaître les massacres de Florence d'octobre 1925.

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mercredi 3 juillet 2019

Les chemins d’une victoire pour la gauche (II) La meilleure arme contre la dépolitisation, c’est une dynamique de lutte collective

Une partie significative de la nouvelle génération militante, soucieuse d’horizontalité libertaire et méfiante à l’endroit des structures syndicales et partidaires, souscrit à la « démultiplication des causes de lutte et des terrains de mobilisation ». Comment Serge Halimi appréhende-t-il ces « nouvelles radicalités » qu’on retrouve à Nuit debout, à Tolbiac, sur les ZAD, à Tarnac ou dans les cortèges « autonomes » ?

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vendredi 28 juin 2019

Les chemins d’une victoire pour la gauche (I) Rien sans le bloc social populaire au centre de sa stratégie

Dans son livre sur les expériences de la gauche française au pouvoir (1924, 1936, 1947, 1981), Serge Halimi analyse l’étonnante facilité des socialistes à produire des soldats zélés du marché : comment expliquer cet apparent grand écart ?

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mercredi 26 juin 2019

Célestin Freinet et Paulo Freire : des pédagogies de transformation sociale

Les pédagogies critiques participent d’un projet de remise en cause des diverses dominations et en particulier de l’organisation sociale en régime capitaliste. Deux de leurs fondateurs, Célestin Freinet (en France) et Paulo Freire (au Brésil), ont développé une éducation au service des classes les plus pauvres, qui prend notamment en considération l’expérience sociale des élèves. Fondée sur une condamnation de l’éducation officielle instaurée par (et pour) les classes dirigeantes et sur l’expérimentation de la participation politique, ces pédagogies font de l’école un lieu d’apprentissage de la démocratie. Passant par une compréhension critique de la société et des origines des inégalités sociales, ces pédagogies sont, en cela, porteuses d’espoir pour les opprimés : parce qu’elles laissent entrevoir la possibilité d’une transformation sociale radicale.

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mercredi 19 juin 2019

« Ce n’est pas moi qui ai abandonné mon parti, c’est mon parti qui m’a abandonné » (II) Comment les démocrates ont changé d’électorat

À compter des années 1980, l’évolution droitière du parti démocrate n’a plus seulement des explications sociales (la rupture avec le monde du travail) ou idéologiques (la volonté de capter à son profit le vent montant de l’ethos individualiste). Alors que les campagnes électorales deviennent de plus en plus coûteuses, l’argent pèse de la manière la plus directe qui soit, celle de la corruption institutionnalisée…

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mardi 18 juin 2019

Famille, féminisme et nouvelle droite

À la fin des années 1970 aux États-Unis, on assiste à une montée de la nouvelle droite sur le thème de la « défense de la famille ». Des femmes au foyer, d'origine populaire, des travailleuses paupérisées deviennent la cible de ce lobbying au nom de la protection de la famille, du refus de l'avortement et du maintient des différences de genre. Devenues des activistes contre l'amendement pour l'égalité des droits hommes-femmes, elles font passer ces campagnes réactionnaires nées dans la rue aux bureaux de vote.

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mercredi 12 juin 2019

« Ce n’est pas moi qui ai abandonné mon parti, c’est mon parti qui m’a abandonné » (I) Quand les démocrates étaient populistes

Le parti démocrate n’a pas toujours été le parti de la bourgeoisie libérale progressiste. Mais c'était avant qu’il ne tourne le dos à ses liens avec le mouvement syndical raffermis lors du New Deal, ce qui ancra son identité « de gauche », avant qu’il ne renonce au discours de classe qui le caractérisait pour relayer les préférences d'experts, artistes et intellectuels de plus en plus indifférents à la question sociale, avant qu’il ne sacrifie toute ambition égalitaire ne laissant plus aux petits blancs qui autrefois votaient pour lui que la nostalgie d’un passé détruit et l’espoir dans des mots d’ordre réactionnaires.

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