éditions Agone

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Chroniques américaines

Fil des billets

lundi 1 décembre 2008

La sous-traitance comme mode de gouvernement est un scandale

Beaucoup de tâches doivent revenir aux fonctionnaires fédéraux

En 1984, l’industriel conservateur J. Peter Grace expliquait à qui voulait l’entendre pourquoi le gouvernement était une institution si ruineuse. L’une des raisons sur lesquelles il insista dans un chapitre sur la privatisation, c’est que « les entreprises dirigées par le gouvernement ne sont pas stimulées par la concurrence du marché, laquelle seule permet l’efficacité et limite le gaspillage. Ceci vaut la peine d’être répété encore et encore, écrit-il, parce qu’il s’agit d’une vérité profonde et fondamentale ».

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mercredi 26 novembre 2008

Il est temps de donner aux électeurs la gauche qu’ils réclament

N’écoutons pas les experts qui prétendent qu’ils ont voté au centre

Il est possible, je suppose, que les experts aient raison : peut-être que les électeurs ne l’ont pas vraiment fait exprès lorsqu’ils ont élu un libéral président et donné de larges majorités aux deux chambres du Congrès aux Démocrates. Peut-être que ce que l’Amérique veut vraiment, c’est la même tendance centriste que toujours, sympathique et rassurante.

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mardi 18 novembre 2008

Adieu au cynisme, place à l’audace

La chronique (27) de Thomas Frank dans le Wall Street Journal

Nous avons célébré hier le 90e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale marquant le début de notre ère.Le monde entier se souvient de la Grande Guerre pour la suprême inutilité de ses massacres, qui ont décimé une génération entière de combattants anglais, français, allemands et d’autres origines. On se souvient aussi de la stabilisation de la ligne de front à l’Ouest, machine à broyer immobile, approvisionnée en valeureux guerriers durant des années sans que le moindre progrès significatif ne soit réalisé. On se souvient des armes chimiques, des paysages lunaires de terre retournée et d’arbres déracinés, du commandement incompétent, incapable d’imaginer d’autre stratégie militaire que les assauts frontaux répétés. Et on se souvient par-dessus tout des combats dévastateurs, comme la bataille de la Somme en 1916, où l’infanterie britannique s’avança en plein jour vers les mitrailleuses retranchées allemandes, et perdit en une journée 60 000 hommes.

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jeudi 6 novembre 2008

Le mouvement conservateur n'est pas encore mort

La chronique (26) de Thomas Frank dans le Wall Street Journal

Les Libéraux ne devraient pas se réjouir trop vite

Je n'ai jamais été fan de la démarche consensuelle professée par Barak Obama. Selon moi, lors du Congrès Démocrate de 2004, son fameux vœux de mettre fin au clivage entre État républicain et État démocrate était honorable mais niait l'évidence : ce n'est pas une démonstration unilatérale d'amour fraternel qui mettra un terme aux guerres culturelles. Si ces guerres font rage depuis 1968, c'est parce qu'elles ont aidé les Républicains à gagner les élections. Pour les Démocrates, les prier poliment de cesser enfin ce jeu était presque aussi efficace que d'inviter Genghis Khan à boire le thé.

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mardi 4 novembre 2008

Renflouer la classe moyenne plutôt que les banques

C’est plutôt triste de voir les deux partis majoritaires se mettre d’accord pour dépenser 700 milliards de dollars du contribuable afin de renflouer d’énormes institutions financières réputées pour deux qualités notoires : leur incompétence et leur avidité.

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lundi 3 novembre 2008

Bénis soient les persécutés

La chronique (25) de Thomas Frank dans le Wall Street Journal

Pourquoi Joe le Plombier s’inscrit à merveille dans le mythe conservateur

Historiquement parlant, le conservatisme est un mouvement organisé et financé par les membres les plus puissants de la société. Politiquement parlant, il lutte pour des réductions d’impôt et des déréglementations qui profiteront à ces mêmes personnes du haut du panier.

Mais en réalité, tel qu’il se présente lui-même, il s’agit d’une croisade au nom des démunis : les Américains véritables, victimisés, raillés et persécutés pour leur loyauté.

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Joe le Plombier et l’« authenticité » selon le Parti Conservateur

La chronique (24) de Thomas Frank dans le Wall Street Journal

Comment faire pour tendre la main aux travailleurs tout en serrant la vis aux syndicats?

Le mouvement conservateur s’est fait un nom en menant croisade sur les campus contre les relativistes moraux, en vociférant pour une «stricte application» des textes fondateurs de notre Nation, et en brossant dans le sens du poil ceux qui pensent que le Livre de la Genèse est le témoin objectif et littéral des origines de l’existence humaine.

Or selon les mots de Richard Wirthlin, le sondeur de Ronald Reagan, tels qu’ils sont couchés dans l’un des principaux textes stratégiques de la campagne de 1980 : «Les gens agissent en fonction de leur perception de la réalité ; en fait, il n’y a pas de réalité politique au-delà de ce qui est perçu par les électeurs.»

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samedi 25 octobre 2008

Autrefois recherché par le FBI, mon ami Bill Ayers est aujourd’hui un citoyen modèle

La chronique (23) de Thomas Frank dans le Wall Street Journal

L’expression « Brandir la chemise sanglante » fut utilisée pour caractériser la stratégie démagogique classique de la fin du XIXe siècle alors que le souvenir de la guerre de Sécession restait vivace et que les fidèles des deux partis pouvaient encore être appelés à « voter comme ils avaient tiré ». Les années passant et le souvenir de la guerre s’estompant, la chemise se fit de plus en plus dégoulinante de sang et son usage de plus en plus frénétique.

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mercredi 15 octobre 2008

Les Républicains vendent du vent

La chronique (22) de Thomas Frank dans le Wall Street Journal

Bon, n’allons pas par quatre chemins. Le credo fondamental des conservateurs républicains est que le gouvernement est naturellement corrompu et qu’il ne fait jamais rien de bon.

Après de nombreuses années de domination, les conservateurs républicains ont placé leurs amis républicains conservateurs au sein des administrations fédérales et se sont consacrés à satisfaire leur liste de vœux de Noël : cadeaux fiscaux, déréglementations, privatisation, sous-traitance des activités fédérales, etc.

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vendredi 10 octobre 2008

Les Républicains s’en prennent aux victimes

La chronique (21) de Thomas Frank dans le Wall Street Journal

Il y a deux semaines, j’écrivais que le secteur financier américain ne devait indubitablement son effondrement qu’à lui-même ; que les conservateurs allaient devoir reconnaître la faillite de leur politique de dérégulation et qu’ils ne pouvaient certainement pas tenir leurs têtes de Turc habituelles pour responsables de ce désastre.

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